<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Analog Collector - le blog</title><link>http://remivimard.canalblog.com/</link><description>Le blog du magasin de disques vinyles Analog Collector (13, rue Charles V, 75004 Paris), tenu par son propri&#xe9;taire, R&#xe9;mi Vimard.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 06:19:45 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Comment j&apos;ai d&#xe9;couvert Michael Rabin</title><dc:creator>remivimard</dc:creator><link>http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/04/06/23946905.html</link><category>Nouvelles parutions</category><comments>http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/04/06/23946905.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://remivimard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23946905/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/04/06/23946905.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/12/60/844325/74711557.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/12/60/844325/74711557_p.jpg&quot; alt=&quot;Rabin&quot; width=&quot;257&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Au tout d&#xe9;but des ann&#xe9;es 1990, alors encore &#xe9;tudiant, je d&#xe9;couvrais la musique classique et, gr&#xe2;ce aux premi&#xe8;res r&#xe9;&#xe9;ditions CD, les &#xab;&amp;nbsp;enregistrements historiques&amp;nbsp;&#xbb;. Comme beaucoup d’autres discophiles parisiens, je hantais r&#xe9;guli&#xe8;rement les disquaires d’occasion du 5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement quand, au sous-sol de l’un d’eux, je d&#xe9;nichai un coffret consacr&#xe9; aux enregistrements EMI (labels Columbia et Capitol) d’un certain Michael Rabin. En rentrant chez moi, je fus litt&#xe9;ralement subjugu&#xe9; d&#xe8;s la premi&#xe8;re &#xe9;coute&amp;nbsp;! Par del&#xe0; l’acidit&#xe9; et la platitude de ces premiers supports num&#xe9;riques, je tombais sous le charme de&amp;nbsp;cette pl&#xe9;nitude de jeu et de ce timbre des plus voluptueux, quelle que soit la difficult&#xe9; technique. Des semaines plus tard, gr&#xe2;ce &#xe0; un ami collectionneur, je basculais dans le monde merveilleux du vinyle o&#xf9;, &#xe0; l’&#xe9;poque, il suffisait de faire les poubelles des beaux quartiers pour d&#xe9;nicher de v&#xe9;ritables tr&#xe9;sors. C’est chez un soldeur du Boul&apos;mich qu’entre deux disques de Franck Pourcell et de Caravelli, je trouvais mon premier LP de Rabin&amp;nbsp;: &lt;em&gt;L’Archet magique&lt;/em&gt;, press&#xe9; en France par Path&#xe9;-Marconi. Tout ce que j’avais pressenti lors de l’&#xe9;coute des m&#xe9;diocres CD &#xe9;tait sublim&#xe9; par ma modeste platine Thorens et mon vieil ampli McIntosh. J’avais bien d&#xe9;couvert, par un heureux hasard, un des plus grands violonistes&lt;br /&gt;du XXe si&#xe8;cle…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfant prodige&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael Rabin est n&#xe9; le 2 mai 1936 &#xe0; New York City. Son p&#xe8;re, George, violoniste au Philharmonique de New York et sa m&#xe8;re, Jeanne, professeur de piano &#xe0; la Juilliard School, d&#xe9;c&#xe8;lent l’oreille absolue de leur fils alors qu’il n’a que trois ans. Michael commence &#xe0; &#xe9;tudier le piano, puis le violon, pour lequel ses dons sont tels qu’il int&#xe8;gre la classe du c&#xe9;l&#xe8;bre professeur Ivan Galamian &#xe0; l’&#xe2;ge de neuf ans et se produit pour la premi&#xe8;re fois en public &#xe0; Cuba sous la direction d’Arthur Rodzinski en 1947. En f&#xe9;vrier 1950, apr&#xe8;s avoir gagn&#xe9; un concours, le jeune virtuose est programm&#xe9; pour la premi&#xe8;re fois dans la c&#xe9;l&#xe8;bre salle de Carnegie Hall. Dimitri Mitropulos lui offre une place de soliste apr&#xe8;s avoir d&#xe9;clar&#xe9;&amp;nbsp;: &#xab;&amp;nbsp;Voici vraiment le violoniste de g&#xe9;nie de demain&amp;nbsp;; il a tout ce qu’il faut pour faire de lui un grand artiste et pour faire vibrer le monde musical. C’est un enfant b&#xe9;ni et d&#xe9;j&#xe0; enti&#xe8;rement vou&#xe9; &#xe0; sa mission. &#xbb; Le violoniste fran&#xe7;ais Zino Francescatti, qui fait carri&#xe8;re aux &#xc9;tats-Unis, recommande le prodige &#xe0; son &#xe9;diteur, la Columbia am&#xe9;ricaine, qui publiera, entre 1950 et 1953, ses trois premiers disques 25 cm. &#xab;&amp;nbsp;G&#xe9;nial&amp;nbsp;&#xbb;, &#xab;&amp;nbsp;talent ph&#xe9;nom&#xe9;nal&amp;nbsp;&#xbb;, &#xab;&amp;nbsp;sans aucune faiblesse&amp;nbsp;&#xbb;, musiciens et critiques ne tarissent pas d’&#xe9;loge sur le jeune prodige. Sa carri&#xe8;re est lanc&#xe9;e. En 1952, il part en tourn&#xe9;e en Australie et en Nouvelle-Z&#xe9;lande, la Metro Goldwyn Mayer lui confie l’interpr&#xe9;tation de la musique du film &lt;em&gt;Rhapsody&lt;/em&gt; avec Liz Taylor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les ann&#xe9;es EMI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1955 &#xe0; 1958, Michael Rabin enregistre pour la Columbia anglaise, filiale d’EMI dirig&#xe9;e par le c&#xe9;l&#xe8;bre producteur et directeur artistique Walter Legge. Apr&#xe8;s des d&#xe9;buts de virtuose, le violoniste am&#xe9;ricain atteint une forme de maturit&#xe9;. Faisant preuve d’humilit&#xe9; et de raffinement dans son engagement face au &#xab;&amp;nbsp;grand&amp;nbsp;&#xbb; r&#xe9;pertoire, il d&#xe9;voile sa tr&#xe8;s grande musicalit&#xe9;. Le premier disque regroupe le &lt;em&gt;Concerto n&#xb0; 1 pour violon&lt;/em&gt; de Paganini et celui de Glazunov (33 CX 1281), suivent ensuite le &lt;em&gt;Concerto pour violon&lt;/em&gt; de Tcha&#xef;kovski (33 CX 1422), la &lt;em&gt;Fantaisie &#xe9;cossaise&lt;/em&gt; de Max Bruch (33 CX 1538) et le &lt;em&gt;Concerto pour violon op. 64&lt;/em&gt; de Mendelssohn (coupl&#xe9; &#xe0; un &lt;em&gt;Tzigane&lt;/em&gt; de Ravel d’anthologie 33 CX 1597). Ces enregistrements en tous points exceptionnels viennent d’&#xea;tre magnifiquement r&#xe9;&#xe9;dit&#xe9;s en vinyle audiophile 180 grammes par le label britannique Testament.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gloire et d&#xe9;ch&#xe9;ance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/80/81/844325/74711517.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/80/81/844325/74711517_p.jpg&quot; alt=&quot;Paganini&quot; width=&quot;296&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;La fin de l’ann&#xe9;e 1958 marque le d&#xe9;but du contrat de Rabin avec la firme phonographique am&#xe9;ricaine Capitol, qui compte &#xe0; son prestigieux catalogue des stars internationales comme Franck Sinatra. Rabin est donc une star du violon virtuose &#xe0; Hollywood. Il enregistre l’int&#xe9;grale des &lt;em&gt;Caprices&lt;/em&gt; et le premier concerto de Paganini (Testament SP 8534) et deux disques de &#xab;&amp;nbsp;petites &#xab;&amp;nbsp;pi&#xe8;ces, l’un avec accompagnement de piano (&#xab;&amp;nbsp;Mosaics&amp;nbsp;&#xbb; Testament SP 8506), l’autre soutenu par l’orchestre du Hollywood Bowl (&#xab;&amp;nbsp;The Magic Bow&amp;nbsp;&#xbb; Testament SP 8510).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#xe9;but des ann&#xe9;es 1960, les concerts du violoniste commencent &#xe0; d&#xe9;cevoir les critiques qui trouvent que son jeu n’ est plus aussi brillant… Il est possible que l’enfant prodige, une fois devenu adulte, se soit lass&#xe9; de toutes ces tourn&#xe9;es et sollicitations diverses. Des rumeurs commencent &#xe0; circuler sur ses addictions possibles &#xe0; l’alcool et &#xe0; la drogue, on &#xe9;voque &#xe9;galement la maladie mentale. Il est clair que Rabin ne semble pas avoir les ressources psychologiques pour supporter sa c&#xe9;l&#xe9;brit&#xe9;. Le d&#xe9;clin est alors en marche et le virtuose va &#xea;tre rapidement supplant&#xe9; dans le cœur des m&#xe9;lomanes am&#xe9;ricains par la nouvelle g&#xe9;n&#xe9;ration de violonistes isra&#xe9;liens et asiatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 janvier 1972, Michael Rabin est retrouv&#xe9; mort dans son appartement new-yorkais. Selon la police et le professeur Ivan Galamian, le violoniste aurait gliss&#xe9; sur un tapis et sa t&#xea;te aurait heurt&#xe9; une table. Le rapport du m&#xe9;decin l&#xe9;giste d&#xe9;montre que, bien qu’accidentelle, la chute aurait pu &#xea;tre provoqu&#xe9;e par l’usage de barbituriques. Alors, suicide&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que quelques musiciens comme Perlman savent tout ce qu’ils doivent &#xe0; l’h&#xe9;ritage du grand violoniste am&#xe9;ricain, Michael Rabin a bien failli &#xea;tre oubli&#xe9;, le fameux &lt;em&gt;New Grove Dictionary&lt;/em&gt; ne le mentionnant m&#xea;me pas. Il a fallu toute l’admiration et la clairvoyance d’une poign&#xe9;e de collectionneurs passionn&#xe9;s pour que de furtives r&#xe9;&#xe9;ditions apparaissent, d’abord en microsillons, puis &#xe0; l’heure du compact disc pour que cet archet majeur retrouve enfin son rang. Nous nous r&#xe9;jouissons que les prix &#xe9;lev&#xe9;s, sur le march&#xe9; de l’occasion, des vinyles originaux de Rabin aient pouss&#xe9; l’&#xe9;diteur britannique Testament &#xe0; nous restituer ces &#xab;&amp;nbsp;galettes&amp;nbsp;&#xbb; dans le meilleur son possible pour un prix modique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Archet magique&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi, quarante ans apr&#xe8;s sa mort, Michael Rabin est-il aujourd’hui encore comme un des plus grands archets du XXe si&#xe8;cle&amp;nbsp;? M&#xea;me si son legs discographique est relativement r&#xe9;duit et ne couvre, &#xe0; quelques exceptions pr&#xe8;s (Bach), que le r&#xe9;pertoire dit &#xab;&amp;nbsp;virtuose&amp;nbsp;&#xbb;, l’&#xe9;vidente gr&#xe2;ce absolue d’intonation, qui se d&#xe9;gage des interpr&#xe9;tations du violoniste, peut nous laisser croire qu’une fois d&#xe9;barrass&#xe9; de ses probl&#xe8;mes psychologiques, cet archet &#xab;&amp;nbsp;magique&amp;nbsp;&#xbb; aurait certainement pu aborder avec s&#xe9;r&#xe9;nit&#xe9; et &#xe9;l&#xe9;gance le r&#xe9;pertoire de musique de chambre et nous offrir ainsi, lors d’une deuxi&#xe8;me vie, une musique plus lumineuse que brillante…&amp;nbsp; Car le &#xab;&amp;nbsp;son &#xbb; Rabin, c’est la rencontre entre la voluptueuse beaut&#xe9; d’un timbre riche et chaleureux et la v&#xe9;locit&#xe9; d’un engagement &#xe9;motionnel aussi intense qu’envo&#xfb;tant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rabin et les caprices de Paganini, une longue histoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Michael enregistre onze des vingt-quatre&lt;em&gt; Caprices&lt;/em&gt; de Paganini les 19 et 25 mai 1950 pour le label am&#xe9;ricain Columbia, il vient d’avoir quatorze ans. Le r&#xe9;sultat est tout simplement inou&#xef; et le succ&#xe8;s foudroyant. La ma&#xee;trise technique de l’adolescent et sa virtuosit&#xe9; sont aussi &#xe9;bouriffantes que sa musicalit&#xe9; intense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xc0; la fin de l’ann&#xe9;e 1958, Rabin inaugure son nouveau contrat avec l’&#xe9;diteur am&#xe9;ricain Capitol avec l’enregistrement, complet cette fois, des &lt;em&gt;24 Caprices&lt;/em&gt; du grand ma&#xee;tre italien. La l&#xe9;gende veut que le compositeur g&#xe9;nois ait pass&#xe9; un pacte avec le diable, ce qui expliquerait cette effrayante virtuosit&#xe9;. Il est clair pourtant que c’est bien le travail qui permit &#xe0; Paganini d’atteindre un niveau technique alors encore inconnu pour cet instrument. Il est probable que le but de ces compositions soit, plus qu’une s&#xe9;rie d’&#xe9;tudes, un v&#xe9;ritable manifeste de l’art du violon. La vision de Michael Rabin, gr&#xe2;ce au&amp;nbsp;d&#xe9;passement de la pure virtuosit&#xe9;, nous r&#xe9;v&#xe8;le la v&#xe9;ritable nature de la musicalit&#xe9; du compositeur italien. &#xc0; juste titre devenue une v&#xe9;ritable l&#xe9;gende, cette premi&#xe8;re int&#xe9;grale en st&#xe9;r&#xe9;o – Ruggiero Ricci avait devanc&#xe9; l’am&#xe9;ricain quelques ann&#xe9;es plus t&#xf4;t pour Decca, mais en mono – est si accomplie qu’elle en est peut-&#xea;tre d&#xe9;finitive. &#xc0; tel point qu’Itzhak Perlman d&#xe9;dia &#xe0; Rabin son propre enregistrement des &lt;em&gt;Caprices&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 06 Apr 2012 11:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>R&#xe9;&#xe9;dition de l&apos;enregistrement historique d&apos;un trio de r&#xea;ve</title><dc:creator>remivimard</dc:creator><link>http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/03/21/23819270.html</link><category>Nouvelles parutions</category><comments>http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/03/21/23819270.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://remivimard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23819270/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/03/21/23819270.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Duke Ellington au piano, Charles Mingus &#xe0; la contrebasse et Max Roach &#xe0; la batterie, c’est le trio inesp&#xe9;r&#xe9;. On croit r&#xea;ver en les voyant tous les trois, concentr&#xe9;s, sur la photo de couverture du disque &lt;em&gt;Money Jungle&lt;/em&gt; enregistr&#xe9; en 1962. L’homme au chapeau, c’est Ellington, 63 ans, l’un des plus grands pianistes et compositeurs de jazz du XXe si&#xe8;cle, &#xe0; l’intuition musicale imparable, qui a dirig&#xe9; des orchestres pendants plus de quarante ans. Il a le sens des instrumentistes comme aucun autre. &#xc0; c&#xf4;t&#xe9; de lui, &#xe0; sa gauche, celui qui semble lire avec bienveillance la partition sur le piano, c’est Max Roach, 38 ans devant l’&#xc9;ternel, un original, l’un des batteurs, percussionnistes et compositeurs les plus importants et innovants de l’&#xe8;re &lt;em&gt;be-bop&lt;/em&gt;, briseur de conventions musicales et enr&#xf4;leur fameux de talents. Au fond, enfin, c’est Charles Mingus, 40 printemps, contrebassiste polyglotte, physique imposant, connu tant pour son irascibilit&#xe9; que pour son go&#xfb;t pour l’exp&#xe9;rimentation, capable de pousser ses partenaires de &lt;em&gt;workshops&lt;/em&gt; au-del&#xe0; des limites du raisonnable. Il a d&#xe9;j&#xe0; travaill&#xe9; avec Roach dans les ann&#xe9;es 1950 et a beaucoup d’admiration pour le &#xab;&amp;nbsp;Duke&amp;nbsp;&#xbb;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/25/89/844325/73995725.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/25/89/844325/73995725_p.jpg&quot; alt=&quot;Ellington_01&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/34/844325/73995715.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un trio piano-basse-batterie totalement inattendu&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xc0; l’&#xe9;poque, en plein &lt;em&gt;hard-bop&lt;/em&gt; et d&#xe9;but s&#xe9;rieux du &lt;em&gt;free jazz&lt;/em&gt;, la musique de Duke Ellington para&#xee;t&amp;nbsp;&#xab;&amp;nbsp;d&#xe9;mod&#xe9;e&amp;nbsp;&#xbb;. Ses glorieuses ann&#xe9;es au temps de la Prohibition sont loin. Aussi, il met le monde du jazz en &#xe9;bullition lorsque son flair musical lui dicte d’enregistrer, non pas ses &#xe9;ternels standards avec un orchestre cousu de fil blanc, mais d’oser le rapport de force avec deux instrumentistes frondeurs, Mingus et Roach, dans un trio piano-basse-batterie totalement inattendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historique, notre enregistrement l’est &#xe0; plus d’un titre. Primo, ce ne sont pas les jeunots du trio qui vont dominer la situation, car dans sa carri&#xe8;re finissante Duke Ellington est loin d’avoir dit son dernier mot. L’&#xe9;cumeur du swing et des salles de danse a ici tout compos&#xe9; et impos&#xe9; sa loi. Secundo, s’il a convoqu&#xe9; deux musiciens iconoclastes &#xe0; l’&#xe9;poque, c’est qu’il veut se confronter &#xe0; leurs vell&#xe9;it&#xe9;s avant-gardistes. Tertio, ce disque n’aura aucune suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Money Jungle&lt;/em&gt; est un blues tonitruant que l’on pourrait classer entre le post-bop et l’avant-garde. Le joyau de cette r&#xe9;&#xe9;dition est la fragile et ent&#xea;tante ballade &lt;em&gt;Les fleurs africaines&lt;/em&gt; – &lt;em&gt;African flower&lt;/em&gt; - o&#xf9; la contrebasse &#xe9;th&#xe9;r&#xe9;e de Mingus c&#xf4;toie la batterie troublante, quasi mystique, de Roach. Ce morceau, tr&#xe8;s court, est devenu depuis un incunable du jazz. &lt;em&gt;Very special&lt;/em&gt; est un blues tr&#xe8;s vif, presque anguleux. Tout comme dans le tendre &lt;em&gt;Warm Valley&lt;/em&gt;, le piano d’Ellington y est si &#xe9;vident, si direct, tellement en osmose avec le jeu de Mingus et Roach qu’on leur en veut beaucoup, &#xe0; tous les trois, r&#xe9;troactivement, de ne pas s’&#xea;tre rencontr&#xe9;s plus souvent. Tr&#xe8;s enlev&#xe9; &#xe9;galement, le blues &lt;em&gt;Wig Wise&lt;/em&gt; d&#xe9;ploie un tissu sonore complexe, tr&#xe8;s inspir&#xe9;, orchestral et post-bop &#xe0; tomber par terre. L’approche sauvage du tube d’Ellington, &lt;em&gt;Caravan&lt;/em&gt;, est un v&#xe9;ritable uppercut port&#xe9; aux oreilles pour son audace musicale jamais prise en d&#xe9;faut. Enfin, &lt;em&gt;Solitude&lt;/em&gt; qui cl&#xf4;ture ce programme magique dans lequel Ellington tisse tout seul son canevas m&#xe9;lodique pendant plus de trois minutes, avant d’&#xea;tre rejoint par ses deux acolytes, nous rappelle &#xe0; quel point il fut un extraordinaire cr&#xe9;ateur, capable de se plier en quatre pour r&#xe9;v&#xe9;ler la substantifique moelle de sa propre musique. Avec ce disque, on entre en jazz comme on entre en religion. On sait d&#xe9;sormais &#xe0; quels saints se vouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Philippe Demeure&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour Analog Collector&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Technique&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: 07/10 – Enregistrement avec une acoustique agr&#xe9;able. Bon &#xe9;quilibre entre les instruments. Timbres un peu secs. Prise de son nettement meilleure que toutes celles des diff&#xe9;rentes r&#xe9;&#xe9;ditions en disques compacts parues depuis la fin des ann&#xe9;es 1980.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 21 Mar 2012 11:36:00 GMT</pubDate></item><item><title>Speaker Corner r&#xe9;&#xe9;dite &#xab; Les Nuits d’&#xe9;t&#xe9; &#xbb; et &#xab; Sh&#xe9;h&#xe9;razade &#xbb; </title><dc:creator>remivimard</dc:creator><link>http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/03/14/23759541.html</link><category>Nouvelles parutions</category><category>Berlioz</category><category>Decca</category><category>Nuits d&apos;&#xe9;t&#xe9;</category><category>Ravel</category><category>R&#xe9;gine Crespin</category><category>Sh&#xe9;h&#xe9;razade</category><comments>http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/03/14/23759541.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://remivimard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23759541/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/03/14/23759541.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les &lt;/em&gt;Nuits d’&#xe9;t&#xe9;&lt;em&gt; d’Hector Berlioz et &lt;/em&gt;Sh&#xe9;h&#xe9;razade&lt;em&gt; de Maurice Ravel appartiennent depuis longtemps aux tubes de la musique classique et il en existe, sur le march&#xe9;, plusieurs dizaines de versions diff&#xe9;rentes. Speaker Corner r&#xe9;&#xe9;dite ces deux opus dans leur couplage d’origine, dans une pr&#xe9;sentation soign&#xe9;e comme il se doit. Retour sur la gen&#xe8;se de ces c&#xe9;l&#xe8;bres partitions et les nombreuses qualit&#xe9;s de cet enregistrement.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/76/23/844325/73774143.jpg&quot; alt=&quot;ravel-berlioz&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;250&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;Hector Berlioz (1803-1869) compose en g&#xe9;n&#xe9;ral ses m&#xe9;lodies en r&#xe9;action imm&#xe9;diate &#xe0; la lecture de textes qui l’inspirent, ou parfois, &#xe0; l’intention d’un chanteur pour un concert. Bon nombre de po&#xe8;tes figurent au nombre de ses amis, comme Alfred de Musset, Alfred de Vigny, Auguste Barbier, G&#xe9;rard de Nerval ou bien encore Th&#xe9;ophile Gautier. C’est dans un recueil de ce dernier, &#xe9;dit&#xe9; en 1838, la &lt;em&gt;Com&#xe9;die de la mort&lt;/em&gt;, que Berlioz choisit les six textes de ses &lt;em&gt;Nuits d’&#xe9;t&#xe9;&lt;/em&gt;. Ce cycle de m&#xe9;lodies n’est pas compos&#xe9; sur commande, ou en vue d’un concert, mais simplement pour le plaisir d’&#xe9;crire ce qui deviendra, jusqu’&#xe0; aujourd’hui, l’une des cr&#xe9;ations les plus connues du compositeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1841, les &lt;em&gt;Nuits d’&#xe9;t&#xe9;&lt;/em&gt; ne sont encore que six m&#xe9;lodies &#xe9;crites initialement pour voix de t&#xe9;nor ou de mezzo-soprano avec accompagnement de piano. Elles ne seront compl&#xe8;tement orchestr&#xe9;es qu’en 1856 et constituent le sommet de la production de m&#xe9;lodies de Berlioz, une r&#xe9;ponse miraculeuse aux images d’amour nostalgique de Th&#xe9;ophile Gautier, d&#xe9;butant sur une m&#xe9;lodie plut&#xf4;t joyeuse et se refermant sur un r&#xea;ve de terre lointaine. La version pour soprano et orchestre est la plus couramment jou&#xe9;e et enregistr&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Berlioz, un musicien capable de traduire en musique une intense po&#xe9;sie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Villanelle&lt;/em&gt; est la plus charmante et la plus attrayante des six m&#xe9;lodies. Les quatre m&#xe9;lodies centrales adoptent un caract&#xe8;re plus m&#xe9;lancolique. Dans &lt;em&gt;Le spectre de la rose&lt;/em&gt;, une &#xe9;l&#xe9;gante ligne m&#xe9;lodique c&#xe8;de &#xe0; la fin la place &#xe0; un r&#xe9;citatif fragmentaire simple et touchant. L’oppression fun&#xe8;bre de &lt;em&gt;Sur les lagunes&lt;/em&gt; traduit le d&#xe9;sespoir devant le vide absolu d’une vie sans amour vrai. La plainte lancinante d’&lt;em&gt;Absence&lt;/em&gt; ou l’irr&#xe9;alit&#xe9; nocturne d’&lt;em&gt;Au cimeti&#xe8;re &lt;/em&gt;qui &#xe9;voque &#xab;&amp;nbsp;les ailes de la musique&amp;nbsp;&#xbb; sont l&#xe0; pour nous rappeler que Berlioz n’est pas un chef exacerb&#xe9; &#xe0; la t&#xea;te de bataillons instrumentaux fracassants, comme se complaisent &#xe0; tort &#xe0; le dessiner les caricaturistes de son temps. Il est au contraire un musicien capable de traduire en musique une intense po&#xe9;sie et une fine &#xe9;motion dans l’emploi retenu des masses et le choix d&#xe9;licat des timbres solistes comme il le fait dans les &lt;em&gt;Nuits d’&#xe9;t&#xe9;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#xe9;parer le bon grain de l’ivraie parmi les multiples versions disponibles sur le march&#xe9; – en disque compact avant tout – est difficile, car l’interpr&#xe9;tation de ce &#xab;&amp;nbsp;cycle&amp;nbsp;&#xbb;, que ce soit avec Elly Ameling, Janet Baker, Suzanne Danco ou Jessye Norman pour les versions les plus anciennes ou avec Fran&#xe7;oise Pollet, Suzan Graham, V&#xe9;ronique Gens pour les plus r&#xe9;centes, est souvent de tr&#xe8;s haute vol&#xe9;e artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La version chant&#xe9;e par R&#xe9;gine Crespin est peut-&#xea;tre la plus lyrique de toutes, et la fa&#xe7;on remarquable dont sa voix se coule dans la m&#xe9;lodie est un v&#xe9;ritable enchantement. L’inflexion, le port vocal, d&#xe9;velopp&#xe9;s jusque dans le moindre d&#xe9;tail, sont parfois si intimes qu’on a l’impression qu’elle nous d&#xe9;voile un secret. Son &#xe9;mission puissante, claire et sa diction parfaite nous rappellent qu’elle fut l’une des tr&#xe8;s grandes sopranos du si&#xe8;cle dernier. L’orchestre pr&#xe9;serve ces nombreuses qualit&#xe9;s par son raffinement qui vibre &#xe0; l’unisson avec la chanteuse. On comprend pourquoi cet enregistrement des &lt;em&gt;Nuits d’&#xe9;t&#xe9;&lt;/em&gt; de 1963 reste encore aujourd’hui &#xab;&amp;nbsp;historique&amp;nbsp;&#xbb; pour sa musicalit&#xe9; jamais prise en d&#xe9;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des vers mis en musique syllabe par syllabe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#xe8;s de soixante ans apr&#xe8;s l’&#xe9;criture des &lt;em&gt;Nuits d’&#xe9;t&#xe9;&lt;/em&gt;, Maurice Ravel (1875-1937) s’empare des po&#xe8;mes en vers libres de L&#xe9;on Lecl&#xe8;re – wagn&#xe9;rien jusqu’au bout des doigts, ce dernier les signe &#xab;&amp;nbsp;Tristan Klingsor&amp;nbsp;&#xbb;&amp;nbsp;! – pour composer &lt;em&gt;Sh&#xe9;h&#xe9;razade&lt;/em&gt;. Maurice Ravel s’est entich&#xe9; de l’exotisme du texte et de la libert&#xe9; m&#xe9;trique de ces vers. Ceux-ci sont mis en musique syllabe par syllabe et l’influence du &lt;em&gt;Pell&#xe9;as et M&#xe9;lisande&lt;/em&gt; de Debussy y est &#xe9;vidente. Ravel se soucie aussi de traduire musicalement les finesses rythmiques des trois po&#xe8;mes qu’il a s&#xe9;lectionn&#xe9;s, recherche qu’il poursuivra plus tard dans son op&#xe9;ra &lt;em&gt;L’heure espagnole&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier morceau, &lt;em&gt;Asie&lt;/em&gt;, est le plus long et constitue une fantaisie orientale en plusieurs sections reli&#xe9;es par de brefs interludes. &lt;em&gt;La fl&#xfb;te enchant&#xe9;e&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;L’indiff&#xe9;rent&lt;/em&gt; sont plus courts. Le cycle subit alors une baisse r&#xe9;guli&#xe8;re de tension, une gageure souvent difficile &#xe0; tenir en musique, mais la beaut&#xe9; de la partition de Ravel est telle que le passage de la richesse voluptueuse d’&lt;em&gt;Asie&lt;/em&gt; &#xe0; la sensualit&#xe9; apais&#xe9;e de &lt;em&gt;L’indiff&#xe9;rent&lt;/em&gt; s&#xe9;duit enti&#xe8;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#xe9;gine Crespin a eu fort &#xe0; faire avec les versions pionni&#xe8;res de Janine Micheau, &#xab;&amp;nbsp;une gravure hallucin&#xe9;e et magistrale&amp;nbsp;&#xbb; pour le magasine Diapason, puis de Suzanne Danco, que ce soit avec Ansermet (1948) ou avec Charles Munch en concert, qui restent encore actuellement deux excellents crus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chant de R&#xe9;gine Crespin, au style impeccable, va de l’avant sans tra&#xee;ner, sans solennit&#xe9; inutile et rend cet enregistrement de &lt;em&gt;Sh&#xe9;h&#xe9;razad&lt;/em&gt;e incontournable. Son cœur appartient ici vraiment &#xe0; la musique fran&#xe7;aise. Le caract&#xe8;re &#xe9;l&#xe9;giaque de la partition est parfaitement rendu par Ernest Ansermet dont la direction a&#xe9;rienne et la science des climats sont uniques en leur genre. Ceux qui chercheraient une version r&#xe9;cente, digne d’&#xea;tre compar&#xe9;e &#xe0; celle de R&#xe9;gine Crespin, se tourneront sans ambages vers celle de Felicity Lott, avec le m&#xea;me orchestre et Armin Jordan &#xe0; la baguette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a derri&#xe8;re cette fort belle r&#xe9;&#xe9;dition un savant dosage entre po&#xe9;sie et fra&#xee;cheur, sensualit&#xe9; et &#xe9;motion. Sans conteste, l’un des disques les plus touchants de R&#xe9;gine Crespin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Philippe Demeure&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour Analog Collector&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Technique&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: 08/10 – Belle acoustique sonore avec du relief. Bon &#xe9;quilibre voix/orchestre. Dynamique cons&#xe9;quente.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 14 Mar 2012 15:13:00 GMT</pubDate></item><item><title>Chet Baker - Interview de Fr&#xe9;d&#xe9;ric Thomas, fondateur du label Sam Records</title><dc:creator>remivimard</dc:creator><link>http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/02/01/23410596.html</link><category>Chroniques de disques</category><comments>http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/02/01/23410596.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://remivimard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23410596/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/02/01/23410596.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelques mots sur Chet Baker&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/24/37/844325/72444954.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/24/37/844325/72444954_p.jpg&quot; alt=&quot;image004&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;135&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Chet Baker na&#xee;t &#xe0; Yale aux Etats-Unis 1929 et commence &#xe0; &#xe9;tudier la musique d&#xe8;s l’adolescence, avant de se produire dans des orchestres de danse. Il joue en 1946 dans l’orchestre de l’arm&#xe9;e am&#xe9;ricaine, stationn&#xe9; en Allemagne, et se passionne pour la vague Be bop et les orchestres blancs de l’&#xe9;poque, comme celui de Woody Hermann. Revenu &#xe0; la vie civile, il fait ses premiers grands pas avec Stan Getz, Charlie Parker et surtout Gerry Mulligan, qui le convie &#xe0; enregistrer avec lui, avant de cr&#xe9;er son propre ensemble. Il devient rapidement c&#xe9;l&#xe8;bre pour ses sensuelles et longues improvisations &#xe0; la trompette, toujours men&#xe9;es avec soin, qui font les d&#xe9;lices des amateurs de jazz.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;En 1954, Chet Baker est &#xe9;lu trompettiste de l&apos;ann&#xe9;e par de nombreux magazines de jazz. Avec son quartet, il se rend en Europe en 1955 et sa sinc&#xe9;rit&#xe9; enchante le public venu en nombre l’acclamer &#xe0; ses concerts. Il signe un contrat avec le label Barclay et grave alors quelques-unes de ses meilleures faces. Traumatis&#xe9; par la mort de son pianiste, Dick Twardzick, Chet Baker revient l’ann&#xe9;e suivante aux Etats-Unis, avec un style plus mature et moins d&#xe9;licat aussi, et enregistre pour le label Riverside. Il devient une v&#xe9;ritable ic&#xf4;ne, apprend le bugle, &#xe0; la sonorit&#xe9; plus ronde que la trompette, mais son addiction &#xe0; l’h&#xe9;ro&#xef;ne commence &#xe0; lui poser de s&#xe9;rieux probl&#xe8;mes avec la justice am&#xe9;ricaine. Il sera arr&#xea;t&#xe9;, emprisonn&#xe9;, voire expuls&#xe9; des pays o&#xf9; il se produit, de nombreuses fois.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&#xc0; partir de 1965, min&#xe9; par la drogue et l’alcool, sa popularit&#xe9; est en berne. Victime d’un r&#xe8;glement de compte avec des dealers – m&#xe2;choire fractur&#xe9;e, dents cass&#xe9;es – en 1966, il sera priv&#xe9; de sc&#xe8;ne jusqu’en 1973. Il apprend &#xe0; jouer avec un dentier, repart en Europe et enregistre de nombreux albums. Au d&#xe9;but des ann&#xe9;es 1980, sa musique devient&amp;nbsp;plus profonde, presque introvertie. Alors que ses qualit&#xe9;s musicales sont au plus haut, Chet Baker d&#xe9;c&#xe8;de myst&#xe9;rieusement en tombant de la fen&#xea;tre de sa chambre d&apos;h&#xf4;tel&#xe0; Amsterdam, le 13 mai 1988, sous l’emprise de substances illicites.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Sam Records vient de r&#xe9;&#xe9;diter en vinyle l’un des tout premiers disques europ&#xe9;ens de l’artiste, avec Dick Twardzik au piano, Jimmy Bond &#xe0; la contrebasse et Peter Littman &#xe0; la batterie. Nous avons rencontr&#xe9; &#xe0; Paris le fondateur de ce jeune label, Fr&#xe9;d&#xe9;ric Thomas, et l’avons interrog&#xe9; sur l’aventure de cette r&#xe9;&#xe9;dition, ses m&#xe9;thodes de travail et ses projets.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;border-style: initial; border-color: initial; cursor: default; display: block; margin-left: auto; margin-right: auto; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/00/01/844325/72421187.jpg&quot; alt=&quot;PochetteChetBaker&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;600&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu’est-ce qui vous a pouss&#xe9; &#xe0; r&#xe9;&#xe9;diter ce disque de Chet Baker&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a plusieurs raisons. La premi&#xe8;re, c’est qu’il s’agit de son premier disque enregistr&#xe9; en France lorsqu’il est arriv&#xe9; en 1955. La seconde, c’est que ce disque est musicalement superbe et toutes les compositions sont fort bien jou&#xe9;es. La troisi&#xe8;me, c’est la sensibilit&#xe9; &#xe0; fleur de peau de tous les musiciens que l’on ressent tout au long de l’enregistrement. La derni&#xe8;re, c’est qu’il s’agit d’un album tr&#xe8;s important de Chet Baker, car il &#xe9;tait, &#xe0; cette &#xe9;poque, tr&#xe8;s ami et complice avec son pianiste, qui allait mourir d’une overdose quelque temps apr&#xe8;s l’enregistrement. Chet devra donc cr&#xe9;er une nouvelle formation. J’ajouterais enfin que ce&amp;nbsp;disque de Chet, avec Dick Twardzik, est aujourd’hui totalement introuvable en vinyle sur le march&#xe9; de l’occasion. Ce pressage de Chet a d&#xfb; passer deux fois seulement en salle des ventes en dix ans. Il a &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;&#xe9;dit&#xe9; une seule fois en vinyle, &#xe0; ma connaissance, en Espagne, et j’estime &#xe0; une centaine le nombre d’exemplaires en circulation sur le march&#xe9; ou dans les collections de disques microsillons des amoureux de jazz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Que repr&#xe9;sente-t-il dans la carri&#xe8;re du musicien&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est un disque sur lequel Chet ne chante pas, ce qui est tr&#xe8;s diff&#xe9;rent de ce qu’il a fait auparavant pour le label Pacific aux Etats-Unis. Il ne chantera du reste sur aucun de ses disques r&#xe9;alis&#xe9;s en France. C’est aussi un disque charni&#xe8;re. Dans son opus suivant, on a l’impression que le trompettiste n’est plus le m&#xea;me. Visiblement, la mort tragique de son pianiste l’a beaucoup marqu&#xe9;. Outre la disloquation du &lt;em&gt;Quartet,&lt;/em&gt; &#xe0; laquelle a conduit cette disparition brutale, je dirais que Chet allait perdre un peu sa sensibilit&#xe9;. Le monde s’est &#xe9;croul&#xe9; et le trompettiste se mettra ensuite &#xe0; boire et &#xe0; se droguer toujours plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Comment qualifieriez-vous la &#xab;&amp;nbsp;Chet Baker&apos;s touch&amp;nbsp;&#xbb; de cette &#xe9;poque&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est presque un musicien qui fait l’amour avec sa trompette&amp;nbsp;! [rires]. Miles Davis faisait aussi la m&#xea;me chose, d’une certaine fa&#xe7;on, mais Chet le fait avec davantage de douceur, de rondeur, plus de souplesse aussi. Il susurre la musique. Il chantait du reste de la m&#xea;me fa&#xe7;on qu’il jouait de la trompette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Comment d&#xe9;terminez vous le choix des disques que vous r&#xe9;&#xe9;ditez&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que &#xe7;a me plaise et que l’enregistrement soit vraiment une raret&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;La pochette du disque est tr&#xe8;s soign&#xe9;e. Comment avez-vous vous fait&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai d&#xe9;j&#xe0; r&#xe9;&#xe9;dit&#xe9; un disque du saxophoniste Nathan Davis, en 2006, avec un imprimeur de grande qualit&#xe9;. Je tenais &#xe0; trouver un prestataire capable de r&#xe9;aliser une pochette &#xe0; rabats, soign&#xe9;e, comme ce qui se faisait dans les ann&#xe9;es 1950 et 1960. Comme j’ai &#xe9;t&#xe9; tr&#xe8;s content de cette collaboration, j’ai choisi le m&#xea;me imprimeur pour le disque de Chet Baker.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le visuel, ma longue exp&#xe9;rience de professionnel de l’image m’a &#xe9;t&#xe9; tr&#xe8;s utile. J’ai directement contact&#xe9; l’auteur de la photo, Jean-Pierre Leloir, et la rencontre s’est tr&#xe8;s bien pass&#xe9;e. On a parl&#xe9; tr&#xe8;s peu d’argent et discut&#xe9; pendant pr&#xe8;s de deux heures de musique et de photographie. Bref, nous nous sommes tr&#xe8;s bien entendus. J’ai eu acc&#xe8;s directement &#xe0; ses n&#xe9;gatifs. Jean-Pierre est malheureusement d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9; alors que la r&#xe9;&#xe9;dition du disque de Chet Baker &#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; lanc&#xe9;e,&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;mais j’ai continu&#xe9; &#xe0; avoir acc&#xe8;s &#xe0; son fonds d’images gr&#xe2;ce &#xe0; sa fille et &#xe0; son assistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reproduis les pochettes de mes r&#xe9;&#xe9;ditions &#xe0; l’identique mais, pour la photographie de couverture, je tiens toujours &#xe0; repartir soit du n&#xe9;gatif original, soit d’un bon tirage papier, voire d’un scan du n&#xe9;gatif, et je refuse de me contenter d’un fac-simil&#xe9; comme n’h&#xe9;sitent pas &#xe0; le faire certains &#xe9;diteurs peu scrupuleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la typographie, tous les textes ont &#xe9;t&#xe9; tap&#xe9;s avec la police d’&#xe9;poque et il ne s’agit en aucun cas d’un simple scan d’une pochette ancienne. J’ai tout fait pour reproduire la pochette originale de 1955 avec des techniques d’impression les plus modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Parlez-nous de la partie &#xab;&amp;nbsp;masterisation&amp;nbsp;&#xbb; de cette aventure discographique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#xe9;tape a &#xe9;t&#xe9; assez longue et compliqu&#xe9;e, car on ne trouve plus gu&#xe8;re en France de techniciens du son capables de travailler uniquement en analogique. L’id&#xe9;al aurait &#xe9;t&#xe9; d’aller aux Etats-Unis, car c’est l&#xe0;-bas que l’on trouve les meilleurs sp&#xe9;cialistes de l’analogique, &#xe9;ventuellement en Allemagne ou en Angleterre. Comme je n’avais pas l’autorisation de sortir les bandes de l’enregistrement de France, j’ai opt&#xe9; pour leur num&#xe9;risation en haute d&#xe9;finition dans un studio parisien avant de faire pr&#xe9;parer des laques pour le pressage du vinyle par Fran&#xe7;ois Terrazzoni, qui a fait des prises de son pour les labels Decca et Philips dans les ann&#xe9;es 1970. Le r&#xe9;sultat est tr&#xe8;s r&#xe9;ussi, de l’avis de tous ceux qui ont &#xe9;cout&#xe9; le produit final. L’objectif initial &#xe9;tait d’&#xea;tre le plus proche possible du pressage des ann&#xe9;es 1950, bien qu’il y ait toujours des petites pertes d’informations musicales avec des bandes qui ont plus de cinquante ans. Aucune compression n’a &#xe9;t&#xe9; apport&#xe9;e au son, pas de dynamique ajout&#xe9;e non plus. On a juste parfois modul&#xe9; les extr&#xea;mes aigus et les extr&#xea;mes graves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Quelles sont les contraintes&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les bandes sont tr&#xe8;s bien conserv&#xe9;es, ce qui a &#xe9;t&#xe9; le cas, et qu’on les confie &#xe0; un technicien de talent, on arrive facilement &#xe0; un bon r&#xe9;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Comment voyez-vous la place du vinyle aujourd’hui&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s’agit d’une toute petite niche. Il y a deux types de vinyles aujourd’hui&amp;nbsp;: ceux r&#xe9;alis&#xe9;s &#xe0; partir d’un disque compact, en d&#xe9;pit du bon sens, aux r&#xe9;sultats sonores hasardeux ou similaires au CD, sans que ne soient pay&#xe9;s aucun droit d’auteur, ni aux artistes ni aux auteurs des photographies des pochettes ou &#xe0; leurs ayant-droits. On enl&#xe8;ve les logos des labels d’origine, le nom des photographes et c’est ni vu, ni connu&amp;nbsp;! C’est environ 80 % des r&#xe9;&#xe9;ditions de disques de jazz en vinyle aujourd’hui. C’est tout simplement du pillage, le plus souvent&amp;nbsp;de catalogues am&#xe9;ricains et europ&#xe9;ens. Et puis il y a les pressages de qualit&#xe9;, comme ceux de Speakers Corner en Allemagne, qui sont r&#xe9;alis&#xe9;s &#xe0; partir des bandes analogiques originales. Les pochettes sont imprim&#xe9;es &#xe0; partir des photographies et des documents d’&#xe9;poque. Ces disques sont au final de beaux objets que l’on prend vraiment plaisir &#xe0; regarder et &#xe0; &#xe9;couter.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/32/844325/72421453.jpg&quot; alt=&quot;LesterYoung&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;600&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s la r&#xe9;&#xe9;dition du disque de Chet Baker, vous vous &#xea;tes attel&#xe9; &#xe0; celle d’un enregistrement de Lester Young – un musicien pour lequel Chet avait beaucoup d’admiration – r&#xe9;alis&#xe9; aussi &#xe0; Paris. C’est tout frais. Parlez-nous en.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/81/844325/72445000.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/81/844325/72445000_p.jpg&quot; alt=&quot;image005&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;149&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C’est le dernier disque de Lester Young, enregistr&#xe9; le 4 mars 1959 dans les studios Barclay, &#xe0; Paris. &#xc0; l’&#xe9;poque, Lester Young &#xe9;tait fatigu&#xe9;, vieilli, rong&#xe9; par l’alcool et ne mangeait quasiment plus. On sent cette usure &#xe0; l’&#xe9;coute de cette publication. Il allait mourir quinze jours apr&#xe8;s&amp;nbsp;! Mais, c’est pourtant bien Lester Young, c’est bien lui qui pleure avec son saxophone. Ce n’est pas son meilleur disque, certes, mais c’est un t&#xe9;moignage tr&#xe8;s &#xe9;mouvant du tr&#xe8;s grand artiste qu’il a &#xe9;t&#xe9; auparavant. C’est comme les derniers disques du saxophoniste Coleman Hawkins ou de la chanteuse Billie Holiday, &#xe7;a compte et c’est fort. Curieusement, ce disque de Lester n’est pas tout de suite sorti en France mais uniquement aux Etats-Unis, avec une qualit&#xe9; sonore assez mauvaise. Le son du pressage am&#xe9;ricain est tr&#xe8;s &#xe9;touff&#xe9; par rapport au son du pressage europ&#xe9;en. Les bandes originales de l’enregistrement final ont semble-t-il disparu. Je suis donc parti d’une copie de 1975, un &#xab;&amp;nbsp;mono-mono&amp;nbsp;&#xbb;. C’est &#xe0; dire qu’on lit les bandes uniquement sur la voie de droite ou de gauche. Il a donc fallu dupliquer la piste mono, lors de la phase de num&#xe9;risation des bandes, sur l’autre voie. On a remont&#xe9; un peu le niveau du saxophone de Lester Young pour retrouver une coh&#xe9;rence sur son placement par rapport aux autres musiciens, ce qui a pris du temps, afin de se rapprocher les plus possible de ce que l’on pouvait entendre sur les bandes originales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Quel est votre prochain projet de r&#xe9;&#xe9;dition&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je compte r&#xe9;&#xe9;diter un disque du saxophoniste Barney Wilen enregistr&#xe9; pour la Guilde du jazz en 1957. Je ne pourrai pas, h&#xe9;las, a priori, partir des bandes originales, mais d’un vinyle en parfaite condition. Les &#xe9;ventuelles imperfections seront enti&#xe8;rement nettoy&#xe9;es lors de la phase de num&#xe9;risation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Propos recueillis par Philippe Demeure&amp;nbsp;pour Analog Collector&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Note technique&amp;nbsp;: 07/10 – Prise de son tr&#xe8;s intelligible et instruments bien int&#xe9;gr&#xe9;s dans l’acoustique des studios de l’&#xe9;poque. Du relief. Le r&#xe9;sultat est &#xe9;tonnant compte-tenu des contraintes de d&#xe9;part.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 01 Feb 2012 09:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>2012</title><dc:creator>remivimard</dc:creator><link>http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/01/10/23416777.html</link><category>Nouvelles parutions</category><comments>http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/01/10/23416777.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://remivimard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23416777/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://remivimard.canalblog.com/archives/2012/01/10/23416777.html</guid><description>&lt;p&gt;Bonjour &#xe0; tous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je profite tout d’abord de ce petit message pour souhaiter une tr&#xe8;s &lt;strong&gt;bonne ann&#xe9;e 2012&lt;/strong&gt; &#xe0; ceux que je n’ai pas encore vus au magasin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Veuillez noter, s’il vous pla&#xee;t les nouveaux horaires du magasin &#xe0; partir du mois de f&#xe9;vrier&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;le magasin sera ouvert les lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi de 13h &#xe0; 19h, et ferm&#xe9; le mercredi et le dimanche.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;• • •&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ann&#xe9;e commence plut&#xf4;t bien du c&#xf4;t&#xe9; des r&#xe9;&#xe9;ditions vinyles. Comme vous le savez, ce secteur est en plein essor et les m&#xe9;lomanes qui d&#xe9;couvrent ou red&#xe9;couvrent ce support sont toujours plus nombreux…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/92/24/844325/72444475.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/24/844325/72444475_p.gif&quot; alt=&quot;image002&quot; width=&quot;141&quot; height=&quot;139&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Coup de cœur du mois pour ce nouvel opus de la grande &lt;strong&gt;Nina Simone&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;chez PURE PLEASURE !&lt;br /&gt;Capt&#xe9;e en d&#xe9;cembre 1961 dans l’intimit&#xe9; du c&#xe9;l&#xe8;bre club de Manhattan le &lt;em&gt;Village Gate, &lt;/em&gt;la grande chanteuse, accompagn&#xe9;e de son guitariste favori, Al Schackman, se montre aussi &#xe0; l’aise dans le pur jazz que dans des th&#xe8;mes plus folk ou gospel. Mais Nina Simone n’est pas seulement une grande chanteuse noire de plus, car l’&#xe9;l&#xe9;gance et la perfection de son jeu au piano&amp;nbsp;(n’oublions pas que sans la s&#xe9;gr&#xe9;gation de l’&#xe9;poque elle aurait pu faire une carri&#xe8;re de soliste classique) illumine d’une beaut&#xe9; complexe un th&#xe8;me comme &lt;em&gt;Bye Bye Blackbird,&lt;/em&gt; qui para&#xee;t pourtant si simple…&lt;br /&gt;Cet enregistrement sur le vif a &#xe9;t&#xe9; superbement remasteris&#xe9; en analogique par Sean Magee dans les c&#xe9;l&#xe8;bres studios d’Abbey Road.&lt;br /&gt;Un pur moment d’&#xe9;motion et de grande musicalit&#xe9;, comme l’ont certainement ressenti les spectateurs du club new-yorkais il y a 51 ans&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/60/45/844325/72444504.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/45/844325/72444504_p.gif&quot; alt=&quot;image004&quot; width=&quot;115&quot; height=&quot;114&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Chez l’&#xe9;diteur allemand &lt;strong&gt;SPEAKERS CORNER&lt;/strong&gt;, retrouvons le chef d’orchestre Eugen Jochum dans son r&#xe9;pertoire de pr&#xe9;dilection. D&#xe8;s l’&#xe2;ge de 23 ans, il faisait ses d&#xe9;buts avec Bruckner, et il lui demeura fid&#xe8;le tout au long de sa carri&#xe8;re. Enregistrant pour la&lt;em&gt;Deutsche Grammophon&lt;/em&gt; une int&#xe9;grale des symphonies qui fit date, Jochum est encore consid&#xe9;r&#xe9; aujourd’hui comme l’un des meilleurs sp&#xe9;cialistes du grand compositeur romantique. Le disque ici pr&#xe9;sent propose un enregistrement de la 5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; symphonie du compositeur autrichien datant du printemps 1964. Il r&#xe8;gne une atmosph&#xe8;re quasi-mystique dans cette interpr&#xe9;tation, la sonorit&#xe9; de l’orchestre du &lt;em&gt;Concertgebouw &lt;/em&gt;d’Amsterdam &#xe9;tant sublim&#xe9;e par l’acoustique toute particuli&#xe8;re de l’abbaye b&#xe9;n&#xe9;dictine d’Ottobeuren.&lt;br /&gt;En compl&#xe9;ment de programme, si j’ose dire, la 36&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; symphonie de Mozart nous prouve, s’il en &#xe9;tait besoin, &#xe0; quel point Jochum &#xe9;tait un mozartien n&#xe9;…&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/47/37/844325/72444523.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/47/37/844325/72444523_p.gif&quot; alt=&quot;image006&quot; width=&quot;88&quot; height=&quot;87&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Toujours chez SPEAKERS CORNER, l’album &lt;em&gt;Solitude&lt;/em&gt; de Billie Holiday. Datant de 1952, ce beau disque fait partie des sessions enregistr&#xe9;es pour le label de Norman Granz avec les musiciens &#xab;&amp;nbsp;maison&amp;nbsp;&#xbb;&amp;nbsp;: Oscar Peterson, Barney Kessel, Ray Brown, Flip Philips, Charlie Shavers et Alvin Stoller. Reconnaissable entre mille, la fragile voix &#xe9;raill&#xe9;e, toujours au bord de l’&#xe9;vanouissement, de Lady Day &#xe9;gr&#xe8;ne ici de &lt;em&gt;Blue Moon&lt;/em&gt; &#xe0; &lt;em&gt;These Foolish Things &lt;/em&gt;certains des plus beaux standards&lt;em&gt; &lt;/em&gt;du jazz vocal am&#xe9;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;45 TOURS QUAND TU NOUS TIENS&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/89/58/844325/72444561.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-style: initial; border-color: initial; cursor: default; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/89/58/844325/72444561_p.gif&quot; alt=&quot;image008&quot; width=&quot;133&quot; height=&quot;132&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/92/73/844325/72444592.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/73/844325/72444592_p.gif&quot; alt=&quot;image010&quot; width=&quot;135&quot; height=&quot;134&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/22/37/844325/72444606.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/22/37/844325/72444606_p.gif&quot; alt=&quot;image012&quot; width=&quot;134&quot; height=&quot;133&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#xea;me si c’est la crise et que vous avez d&#xe9;j&#xe0; &lt;em&gt;Ella &amp;amp; Louis, &lt;/em&gt;le &lt;em&gt;Body &amp;amp; Soul &lt;/em&gt;de Billie Holiday ou le &lt;em&gt;Best Of &lt;/em&gt;de Sam Cooke en multiples versions 33 tours, courez vous les offrir en r&#xe9;&#xe9;dition double 45 tours de chez &lt;strong&gt;ANALOGUE PRODUCTIONS.&lt;/strong&gt; Quand la copie d&#xe9;passe l’original, il faut bien que le collectionneur que je suis range sa cellule mono dans sa bo&#xee;te et mette sa vieille galette au mur (car, quand m&#xea;me, la pochette…).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;QUATRE NOUVELLES REEDITIONS BLUE NOTE CHEZ HEAVENLY SWEETNESS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/14/32/844325/72444701.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/14/32/844325/72444701_p.jpg&quot; alt=&quot;image013&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Le jeune &#xe9;diteur fran&#xe7;ais nous restitue en 180 g quelques perles du prestigieux catalogue am&#xe9;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon coup de coeur perso pour le magnifique album &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Stick Up&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; du vibraphoniste &lt;strong&gt;Bobby Hutcherson&lt;/strong&gt; (eh oui, y’a pas que Lionel Hampton dans la vie&amp;nbsp;!) avec Joe Henderson et McCoy Tyner, du grand Blue Note d’avant la fin…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &lt;strong&gt;Freddie Hubbard, &lt;em&gt;Breaking Point&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; et un &lt;strong&gt;Brother Jack McDuff &lt;em&gt;Moon Rappin&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, m&#xe9;connus mais &#xe0; d&#xe9;couvrir…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, le fameux &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Matador&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Kenny Dorham&lt;/strong&gt; avec Jackie Mc Lean, paru &#xe0; l’origine sur le label United Artists.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;• • •&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#xf4;t&#xe9; Hi-Fi, vous trouverez d&#xe9;sormais en &#xe9;coute permanente l’ampli int&#xe9;gr&#xe9; &lt;strong&gt;Dartzeel CTH 8550,&lt;/strong&gt; qui allie &#xe9;l&#xe9;gance et raffinement &#xe0; la plus grande universalit&#xe9; en termes de mariage avec une paire d’enceintes… N’h&#xe9;sitez pas &#xe0; prendre rendez-vous pour une &#xe9;coute approfondie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/20/47/844325/72444752.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/20/47/844325/72444752_p.jpg&quot; alt=&quot;dartzeel-cth8550&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux qui &#xe9;coutent encore des CD (je vois tout de suite les foudres du Dieu Analogique s’abattrent sur son plus fid&#xe8;le d&#xe9;fenseur&amp;nbsp;!), une bonne nouvelle avec l’arriv&#xe9;e au magasin du lecteur &lt;strong&gt;Playback Designs MPS-3&lt;/strong&gt;. Vous pourrez ainsi vous rendre compte par vous-m&#xea;me que, si un CD ne &#xab;&amp;nbsp;sonne&amp;nbsp;&#xbb; pas comme un vinyle, il peut n&#xe9;anmoins vous faire red&#xe9;couvrir votre discoth&#xe8;que num&#xe9;rique et vous donner ainsi beaucoup de plaisir. En plus, vous pouvez y connecter votre ordinateur et &#xe9;couter de la musique d&#xe9;mat&#xe9;rialis&#xe9;e (l&#xe0;, tout le monde se dit&amp;nbsp;: &#xe7;a y est, Analog touche le fond&amp;nbsp;!).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/24/01/844325/72444855.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/24/01/844325/72444855_p.jpg&quot; alt=&quot;playback-mps-30&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;178&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 10 Jan 2012 21:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>No&#xeb;l en musique</title><dc:creator>remivimard</dc:creator><link>http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/12/08/22917949.html</link><category>Nouvelles parutions</category><comments>http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/12/08/22917949.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://remivimard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/22917949/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/12/08/22917949.html</guid><description>&lt;p&gt;En ce mois de d&#xe9;cembre g&#xe9;n&#xe9;ralement d&#xe9;di&#xe9; aux cadeaux, je vous propose de vous faire plaisir parmi cette avalanche de nouveaut&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/93/46/844325/70829871_p.jpg&quot; alt=&quot;image044&quot; width=&quot;255&quot; height=&quot;236&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;Commen&#xe7;ons par un projet &#xe9;ditorial de grande classe. Le collectionneur Antoine de Beaupr&#xe9; a eu l’id&#xe9;e de regrouper dans un magnifique livre les 52 œuvres utilis&#xe9;es comme pochettes de disques (de 1955 &#xe0; 2005) du grand peintre Mati Klarwein, en y int&#xe9;grant un double album vinyle d’un concert de Miles Davis en 1969, rest&#xe9; in&#xe9;dit sur ce support. Vous connaissez tous la c&#xe9;l&#xe8;bre pochette du&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bitches Brew&amp;nbsp;&lt;/em&gt;de Miles, mais l’occasion vous est donn&#xe9;e, avec ce magnifique objet de collection (tirage num&#xe9;rot&#xe9; limit&#xe9; &#xe0; 500 exemplaires), de voyager &#xe0; travers l’œuvre de cet artiste baroque, h&#xe9;ritier de Salvador Dal&#xed; et cr&#xe9;ateur du&amp;nbsp;&lt;em&gt;surr&#xe9;alisme psych&#xe9;d&#xe9;lique.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;En couverture du double album se trouve le tableau&amp;nbsp;&lt;em&gt;Zonked,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;un portrait de Betty Davis,&amp;nbsp;l’ex-femme du trompettiste, c&#xe9;l&#xe8;bre chanteuse qui fit d&#xe9;couvrir &#xe0; son &#xe9;poux le&amp;nbsp;&lt;em&gt;funk&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Sly Stone et le&amp;nbsp;&lt;em&gt;rock psych&#xe9;d&#xe9;lique&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Hendrix. Miles avait command&#xe9; au peintre allemand ce portrait en vue d&apos;illustrer l’un de ses disques, mais y renon&#xe7;a par la suite, pour cause de s&#xe9;paration, jugeant &#xe0; l’&#xe9;poque sa belle comme &#xab;&amp;nbsp;trop jeune et sauvage&amp;nbsp;&#xbb; pour lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme du concert de Copenhague en 1969&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Disque 1 / Face A&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: 1- Directions. 2- Miles Runs The Voodoo Down.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Face B&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: 1- Bitches brew.&lt;strong&gt;Disque 2 / Face C :&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;1- Agitation. 2- I Fall In Love to Easily. 3- Sanctuary.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Face D&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: 1- It&apos;s about That Time / The Theme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les musiciens : Miles Davis (trompette), Wayne Shorter (saxophone), Chick Corea (piano &#xe9;lectrique), Jack DeJohnette (batterie), Dave Holland (contrebasse).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le double album est vendu exclusivement avec le livre.&lt;br /&gt;Le prix en souscription est de 290 €.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; color: #ff0000;&quot;&gt;•••&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez l’&#xe9;diteur allemand&amp;nbsp;&lt;strong&gt;SPEAKERS CORNER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/73/55/844325/70821147.png&quot; alt=&quot;Capture d’&#xe9;cran 2011-12-07 &#xe0; 21&quot; width=&quot;777&quot; height=&quot;134&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Du blues pur et dur avec le retour au catalogue du premier disque (1969) du c&#xe9;l&#xe8;bre guitariste albinos&amp;nbsp;Johnny Winter (Columbia CS 9826). Avec Edgar Winter, Walter &apos;Shakey&apos; Horton, Willie Dixon…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le concert du &#xab;&amp;nbsp;Duke&amp;nbsp;&#xbb; &#xe0; Newport en 1958. Ellington y est, comme toujours, merveilleusement entour&#xe9; de Johnny Hodges et Paul Gonsalves, mais vient s’ajouter un invit&#xe9; de marque en la personne de Gerry Mulligan. Historique ! (Columbia CS 8072)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Joli doubl&#xe9; pour les cin&#xe9;philes amateurs de bandes originales, avec deux r&#xe9;f&#xe9;rences sign&#xe9;es Henri Mancini&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;em&gt;Breakfast At Tiffany&apos;s&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(RCA LSP-2362), avec son hit plan&#xe9;taire&amp;nbsp;&lt;em&gt;Moon River&lt;/em&gt;&amp;nbsp;et le non moins fameux th&#xe8;me de la &#xab; Panth&#xe8;re rose&amp;nbsp;&#xbb; (RCA LSP-2795&amp;nbsp;&lt;em&gt;The Pink Panther).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Avec la sortie de l’int&#xe9;grale de&amp;nbsp;&lt;em&gt;La Belle au bois dormant&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(Decca SXL 2160-62), c&#xe9;l&#xe8;bre ballet de Tchaikovsky,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Speakers Corner&lt;/em&gt;&amp;nbsp;renoue avec ses amours de jeunesse, s’&#xe9;tant fait conna&#xee;tre il y a plus de dix ans pour ses r&#xe9;&#xe9;ditions des fameux enregistrements st&#xe9;r&#xe9;ophoniques DECCA. Retrouvez ici toutes les couleurs et la flamboyance de l’Orchestre de la Suisse Romande sous la direction d’Ernest Ansermet, dans une prise de son de 1959 qui… d&#xe9;coiffe son homme&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Rappelons l’&#xe9;l&#xe9;gant disque de la formation de chambre Italienne I MUSICI dans l’&lt;em&gt;Adagio&amp;nbsp;&lt;/em&gt;de Barber, les&amp;nbsp;&lt;em&gt;Airs anciens et danses pour luth&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Resphigi, les&amp;nbsp;&lt;em&gt;Danses populaires roumaines&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de B&#xe9;la Bart&#xf3;k et la&amp;nbsp;&lt;em&gt;Simple Symphony Opus 4 de Benjamin Britten (&lt;/em&gt;Philips 835096 AY). Vous trouverez la chronique d&#xe9;taill&#xe9;e de ce disque sur le blog du magasin&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://remivimard.canalblog.com/&quot;&gt;http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/10/03/22223445.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; color: #ff0000;&quot;&gt;•••&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Restons outre-Rhin, avec deux nouvelles parutions chez&amp;nbsp;&lt;strong&gt;CLEARAUDIO,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;qui exploite toujours les archives de l’&#xe9;diteur &#xe0; l’&#xe9;tiquette jaune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/72/844325/70829887_p.jpg&quot; alt=&quot;image010&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;124&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/06/84/844325/70829892_p.jpg&quot; alt=&quot;image012&quot; width=&quot;122&quot; height=&quot;122&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;Les concertos pour violon de Mozart interpr&#xe9;t&#xe9;s et dirig&#xe9;s par le grand violoniste allemand Wolfgang Schneiderhan (DGG SLPM 139&amp;nbsp;463).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, pour les amateurs de chants gr&#xe9;goriens, la&amp;nbsp;&lt;em&gt;Troisi&#xe8;me Messe de No&#xeb;l&lt;/em&gt;&amp;nbsp;sous la direction du p&#xe8;re Godehard Joppich de l’abbaye des B&#xe9;n&#xe9;dictins (ARCHIV 4778041). Cette version &#xe9;rudite et document&#xe9;e, qui renouvelle le genre, cherche &#xe0; &quot;rendre aux m&#xe9;lodies l’originalit&#xe9; de leur prestance sonore rythmo-agogique&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; color: #ff0000;&quot;&gt;&amp;nbsp;•••&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;Vous n’aurez pas besoin de traverser la Manche pour acqu&#xe9;rir les nouveaut&#xe9;s de l’&#xe9;diteur britannique&amp;nbsp;&lt;strong&gt;PURE PLEASURE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/18/40/844325/70822918.png&quot; alt=&quot;Capture_d__cran_2011_12_07___21&quot; width=&quot;741&quot; height=&quot;134&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Je dois dire que la d&#xe9;couverte de la version de&amp;nbsp;&lt;em&gt;You Don’t Know What Love Is&amp;nbsp;&lt;/em&gt;par&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Cassandra Wilson&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;a &#xe9;t&#xe9; pour moi un pur moment d’&#xe9;motion. Si vous &#xea;tes, vous aussi, pass&#xe9; &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de ce bijou parce qu’il n’existait jusqu’&#xe0; pr&#xe9;sent que sur un&amp;nbsp;&lt;em&gt;vulgaire&lt;/em&gt;&amp;nbsp;CD (enregistrement de 1993), je vous encourage vivement &#xe0; r&#xe9;parer cette erreur…&amp;nbsp;&lt;em&gt;Blue Light’ Til Dawn,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;double album (PPAN BST 81357).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Pour rester sur les voix chaudes et rocailleuses, je vous propose d’&#xe9;couter ce magnifique&amp;nbsp;&lt;em&gt;Snowbound&amp;nbsp;&lt;/em&gt;de l’immense&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Sarah Vaughan&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(PPAN R52091), un&amp;nbsp;&lt;em&gt;must&lt;/em&gt;&amp;nbsp;pour les longues soir&#xe9;es hivernales qui approchent…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Retour au catalogue du classique&amp;nbsp;&lt;em&gt;Kansas City Revisited&lt;/em&gt;&amp;nbsp;du tromboniste&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Bob Brookmeyer,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;accompagn&#xe9; par Al Cohn, Paul Quinichette, Jim Hall… (PPAN UAL4008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Du blues anglais, avec&amp;nbsp;&lt;em&gt;Smiling Like I’m Happy&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de l’harmoniciste et chanteur&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Duster Bennett&lt;/strong&gt;. On retrouve, sur cet album enregistr&#xe9; aux studios CBS de Londres en 1968 et produit par Mike Vernon pour le mythique label&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Blue Horizon&lt;/strong&gt;, des membres du Fleetwood Mac (Duster Bennett, Stella Sutton, Peter Green, John McVie, Mick Fleetwood, Ham Richmond – PP 7-63208).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Suites des r&#xe9;&#xe9;ditions en vinyles de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Keb’Mo,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;avec&amp;nbsp;&lt;em&gt;Suitcase,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;son opus de 2006 (PPAN 77621).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le 9e album de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Mary Black,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Speaking With The Angel&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(1999),&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;plus&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;acoustique que son pr&#xe9;c&#xe9;dent&amp;nbsp;&lt;em&gt;Shine&lt;/em&gt;, revient aux racines de la chanteuse. (PPAN 014)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; color: #ff0000;&quot;&gt;•••&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ANALOGUE PRODUCTION&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;poursuit son travail de restauration du catalogue&amp;nbsp;&lt;strong&gt;IMPULSE,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;avec ses fabuleuses r&#xe9;&#xe9;ditions en double album 45t (meilleure dynamique et r&#xe9;solution) et nous permet ainsi d’appr&#xe9;cier &#xe0; quel point cet &#xe9;diteur de l&#xe9;gende &#xe9;tait pr&#xe9;curseur en terme d’audiophilie&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/84/844325/70823073.png&quot; alt=&quot;Capture_d__cran_2011_12_07___22&quot; width=&quot;800&quot; height=&quot;118&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Enormes coups de cœur personnels pour le&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ballads &amp;amp; Blues&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;McCoy Tyner&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;(AS AIPJ 39)&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;et le&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Voice That Is&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(AS AIPJ 74)&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;du crooner Johnny Hartman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les&amp;nbsp;&lt;em&gt;aficionados&lt;/em&gt;&amp;nbsp;du&amp;nbsp;&lt;em&gt;Trane&lt;/em&gt;&amp;nbsp;se r&#xe9;galeront tout autant avec la sublime version de&amp;nbsp;&lt;em&gt;Song Of Praise,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;sur l’album&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The John Coltrane Quartet Plays&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(AIPJ 85),&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;qu’avec&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;l’hommage de son batteur&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Elvin Jones&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;(AIPJ88),&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Dear John C.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Retrouvez &#xe9;galement ces titres m&#xe9;connus de trois g&#xe9;ants du jazz&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;em&gt;Salt And Pepper,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Sonny Stitt &amp;amp; Paul Gonzalves&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(AS AIPJ 52),&amp;nbsp;&lt;em&gt;Wrapped Tight,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Coleman Hawkins&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(AS AIPJ 87) et&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Art Blakey&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;!!!!! Jazz Messengers&amp;nbsp;!!!! (&lt;/em&gt;AS AIPJ 7).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; color: #ff0000;&quot;&gt;•••&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous parlais, la derni&#xe8;re fois que j’ai eu le temps de vous &#xe9;crire un mot, de cette nouvelle association entre le label&amp;nbsp;&lt;strong&gt;ANALOGUE PRODUCTION,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;d’une part, et l’&#xe9;quipe de fabrication de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;QUALITY RECORD PRESSINGS,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;d’autre part. Voici la suite des r&#xe9;&#xe9;ditions, toutes de la plus haute qualit&#xe9; qui soit, au format 33 T.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/61/42/844325/70823459.png&quot; alt=&quot;Capture_d__cran_2011_12_07___21&quot; width=&quot;800&quot; height=&quot;119&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/51/56/844325/70829930_p.jpg&quot; alt=&quot;image035&quot; width=&quot;123&quot; height=&quot;123&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;- Jimmy Witherspoon &amp;amp; Ben Webster,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Roots (&lt;/em&gt;AS AAPP 6057)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Tony Joe White,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Homemade Ice Cream&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(AS AAPP 2708)&lt;br /&gt;-&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Freddie King,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Texas Canonball&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(AS AAPB 8913)&lt;br /&gt;-&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Freddie King,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Getting Ready…&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(AS AAPB 8905)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;RAY CHARLES,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Genious + Soul Jazz&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(AS AAPP 2)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- RAY CHARLES &amp;amp; BETTY CARTER (&lt;/strong&gt;AS AAPP 385)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- RAY CHARLES,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Live (&lt;/em&gt;AS AAPP 500)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Mon favori : Ben Webster,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Gentle Ben&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(AS AAPJ 040), tr&#xe8;s beau disque de ballades, avec le pianiste catalan Tete Montoliou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/60/844325/70829945_p.jpg&quot; alt=&quot;image081&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/42/844325/70829956_p.jpg&quot; alt=&quot;image079&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;L&apos;inauguration, avec ces deux premiers titres des 25 r&#xe9;&#xe9;ditions du prestigieux catalogue&lt;strong&gt;VERVE,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;toujours par&amp;nbsp;&lt;strong&gt;ANALOGUE PRODUCTION&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;et&amp;nbsp;&lt;strong&gt;QUALITY RECORD PRESSINGS,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;mais cette fois en format 45 T.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant dire que, m&#xea;me si vous l’avez d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;cout&#xe9;e mille fois pour r&#xe9;gler votre cha&#xee;ne Hi-Fi (ou tout simplement pour le plaisir, il y en a qui le font), vous n’avez pourtant jamais entendu comme cela la contrebasse de Ray Brown sur l’introduction de&amp;nbsp;&lt;em&gt;You Look Good To Me,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;premier th&#xe8;me de la face B du disque intitul&#xe9;&amp;nbsp;&lt;em&gt;We Get Requests&lt;/em&gt;&amp;nbsp;du Trio d’&lt;strong&gt;Oscar&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Peterson&amp;nbsp;! (&lt;/strong&gt;AS AVRPJ 8606)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#xea;me, la pr&#xe9;sence et le naturel de la voix de Joao Gilberto, associ&#xe9;e &#xe0; la finesse du saxo du&amp;nbsp;&lt;em&gt;Dolphin&amp;nbsp;&lt;/em&gt;vous sautera aux esgourdes comme jamais&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Stan Getz &amp;amp; Joao Gilberto&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(AS AVRPJ 8545)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;•••&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terminons cette s&#xe9;lection de No&#xeb;l par un double coup de cœur pour des enregistrements qui ne sont pas &#xe0; proprement parler&amp;nbsp;&lt;em&gt;audiophiles,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;mais entr&#xe9;s dans la l&#xe9;gende du jazz des ann&#xe9;es 50&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Le nouvel &#xe9;diteur&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sam Records&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;a mis un point d’honneur &#xe0; ce que leurs r&#xe9;&#xe9;ditions soient des plus soign&#xe9;es, tant sur le plan&amp;nbsp;sonore que sur le plan visuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/97/844325/70829969_p.jpg&quot; alt=&quot;image083&quot; width=&quot;122&quot; height=&quot;122&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;Il s’agit, d’une part, de l’une des sessions mythiques que&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Chet Baker&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;a enregistr&#xe9;es en France pour le label Barclay avec le fabuleux pianiste Dick Twardzick. Non seulement le son est tr&#xe8;s beau pour un enregistrement monophonique qui a bient&#xf4;t soixante ans, mais Fred Thomas (Monsieur&amp;nbsp;&lt;em&gt;Sam Records&lt;/em&gt;) a pouss&#xe9; le vice (ou la vertu) jusqu’&#xe0; repartir du n&#xe9;gatif de la c&#xe9;l&#xe8;bre photo de Jean-Pierre Leloir pour faire une pochette quasiment plus belle que l’originale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/88/13/844325/70829980_p.jpg&quot; alt=&quot;image085&quot; width=&quot;122&quot; height=&quot;122&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;Saluons, d’autre part, le retour d’un autre t&#xe9;moignage historique capt&#xe9; en France &#xe0; cette &#xe9;poque o&#xf9; notre pays servait de terre d’accueil (pour ne pas dire d’asile) &#xe0; ces musiciens noirs am&#xe9;ricains mal compris et surtout assez peu respect&#xe9;s au pays du jazz et des libert&#xe9;s.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Dernier Message de Lester Young&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;,&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;enregistr&#xe9; le 4 mars 1959 au Studio Barclay (avec Kenny Clarke, Jimmy Gourley, Jamil Nasser et Ren&#xe9; Urtr&#xe9;ger), s’&#xe9;coute comme un v&#xe9;ritable&amp;nbsp;&lt;em&gt;chant du Cygne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: le saxophoniste am&#xe9;ricain d&#xe9;c&#xe8;dera d’une crise cardiaque quelques jours plus tard (le 15 mars 1959). Dans cette derni&#xe8;re session bouleversante, le&amp;nbsp;&lt;em&gt;Pr&#xe9;sident,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;bien que tr&#xe8;s affaibli, fait preuve d’une gr&#xe2;ce absolue, qui ne nous rappelle que trop celle de sa&amp;nbsp;&lt;em&gt;dame de cœur&lt;/em&gt;, j’ai nomm&#xe9; Billie Holiday…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux disques magnifiques, press&#xe9;s en 180 g chez Pallas, en Allemagne, avec inserts de photos suppl&#xe9;mentaires, sont &#xe9;dit&#xe9;s &#xe0; 750 exemplaires (pour le monde), autant dire qu’ils sont d&#xe9;j&#xe0;&amp;nbsp;&lt;em&gt;collectors&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Voil&#xe0; de quoi remplir, je l’esp&#xe8;re, la hotte du vieux monsieur &#xe0; la barbe blanche et tout de rouge v&#xea;tu…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cordialement,&lt;br /&gt;R&#xe9;mi Vimard&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 08 Dec 2011 11:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>Chronique de disque : I Musici par Speakers Corner</title><dc:creator>remivimard</dc:creator><link>http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/10/03/22223445.html</link><category>Chroniques de disques</category><comments>http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/10/03/22223445.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://remivimard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/22223445/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/10/03/22223445.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/82/844325/68804708.jpg&quot; alt=&quot;imusici&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;250&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;En 1952, la cr&#xe9;ation d’I Musici &#xe0; Rome marque un tournant dans l’interpr&#xe9;tation du r&#xe9;pertoire baroque, que l’on red&#xe9;couvre depuis peu. Pour la premi&#xe8;re fois, on allait jouer au XX&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;e&lt;/span&gt; si&#xe8;cle cette musique avec un visage totalement nouveau, en limitant le nombre de pupitres &#xe0; onze instruments &#xe0; cordes et un clavecin. Cet ensemble, qui joue sans chef, doit sa fondation au c&#xe9;l&#xe8;bre violoniste italien Remy Principe (1889-1977), &#xe9;galement professeur &#xe0; l’Acad&#xe9;mie Sainte-C&#xe9;cile, qui, au tout d&#xe9;but des ann&#xe9;es 1950, incite&amp;nbsp;ses &#xe9;tudiants &#xe0; jouer la musique de Vivaldi et de ses contemporains avec gr&#xe2;ce, entrain et l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9;. Qui n’a jamais entendu les &lt;em&gt;Quatre Saisons&lt;/em&gt; du Pr&#xea;tre Roux dans l&apos;une des six affriolantes versions d’I Musici publi&#xe9;es entre 1955 et 1995&amp;nbsp;? Au fil des ans, les pupitres se sont renouvel&#xe9;s et l’ensemble a &#xe9;largi son r&#xe9;pertoire &#xe0; la musique du XX&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;e&lt;/span&gt; si&#xe8;cle, comme en t&#xe9;moigne cette r&#xe9;&#xe9;dition par Speakers Corner d’un enregistrement r&#xe9;alis&#xe9; en&amp;nbsp;1961 par le label Philips et consacr&#xe9; aux compositeurs Ottorino Respighi, Samuel Barber, B&#xe9;la Bart&#xf3;k et Benjamin Britten.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la &#xab;&amp;nbsp;renaissance&amp;nbsp;&#xbb; de la musique italienne au XXe si&#xe8;cle, Ottorino Respighi (1879-1936) occupe une place de premier ordre. Loin de l’avant-garde de son &#xe9;poque, il allie puret&#xe9; et rigueur &#xe0; une conception tr&#xe8;s sensuelle de l’&#xe9;criture musicale, tout en restant fid&#xe8;le au po&#xe8;me symphonique. D&#xe9;tenteur d’un solide m&#xe9;tier, sa parfaite connaissance de l&apos;orchestre et son go&#xfb;t prononc&#xe9; pour le chatoiement orchestral sont imm&#xe9;diatement reconnaissables. Il est parfois proche des compositeurs dits &#xab;&amp;nbsp;impressionnistes&amp;nbsp;&#xbb; dans sa transposition sonore de l&apos;impression sensible. Respighi appr&#xe9;cie enfin les modes archa&#xef;ques et orientaux, qu’il manie &#xe0; la perfection. Cette synth&#xe8;se d&apos;&#xe9;l&#xe9;ments classiques, postromantiques et modernes, toujours judicieusement agenc&#xe9;s, r&#xe9;v&#xe8;le toute sa splendeur dans les &lt;em&gt;Airs anciens et danses pour luth&lt;/em&gt; que Respighi a orchestr&#xe9;s avec un remarquable savoir-faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#xf4;t&#xe9;, la musique de Samuel Barber (1910-1981) d&#xe9;ploie une grande ma&#xee;trise compositionnelle construite &#xe0; partir de sensibilit&#xe9;s et de structures davantage tourn&#xe9;es vers le romantisme. Elle est lyrique, sophistiqu&#xe9;e du point de vue rythmique et riche en harmonies. Assez vari&#xe9;e – elle touche tous les domaines de composition&amp;nbsp;: m&#xe9;lodie, s&#xe9;r&#xe9;nade, symphonie, quatuor… –, cette musique sera d&#xe9;fendue par des artistes et chefs d&apos;orchestre de renom, comme Vladimir Horowitz, Arturo Toscanini, Dmitri Mitropoulos ou Leontyne Price, pour ne citer qu’eux. Pourtant, trente ans apr&#xe8;s sa mort, Barber reste, pour de nombreux m&#xe9;lomanes, avant tout le compositeur de l’&lt;em&gt;Adagio pour cordes&lt;/em&gt;, une transcription voluptueuse et sensuelle d’un mouvement de son &lt;em&gt;Quatuor &#xe0; cordes n&#xb0; 1 Opus 11&lt;/em&gt; compos&#xe9; en 1936, connue dans le monde entier, &#xe0; travers notamment le cin&#xe9;ma – &lt;em&gt;Elephant Man &lt;/em&gt;de David Lynch, &lt;em&gt;Platoon &lt;/em&gt;d’Oliver Stone… –, et fr&#xe9;quemment jou&#xe9;e en concert. Il s’agit d’un long flot m&#xe9;lodique travers&#xe9; de subtiles modulations qui &#xe9;voquent par instants Mahler. Le compositeur arrangea aussi ce morceau pour un chœur &#xe0; huit voix en 1967, sous le titre d’&lt;em&gt;Agnus Dei&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;em&gt;Danses populaires roumaines&lt;/em&gt; de B&#xe9;la Bart&#xf3;k (1881-1945) ont d&apos;abord &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crites pour piano &#xe0; quatre mains en 1915. Ce n&apos;est qu&apos;en 1917 que Bart&#xf3;k d&#xe9;cide, en raison de leur succ&#xe8;s, d’en r&#xe9;aliser une transcription pour petit orchestre. Avec cet arrangement, il souhaite pr&#xe9;server le caract&#xe8;re intime et enlev&#xe9; de ces danses, bas&#xe9;es sur des m&#xe9;lodies populaires roumaines, en &#xe9;vitant l&apos;obstacle de l&apos;orchestre symphonique. Le g&#xe9;nie de Bart&#xf3;k aura &#xe9;t&#xe9; d’harmoniser chaque m&#xe9;lodie diff&#xe9;remment les unes des autres et de respecter les modes et &#xe9;chelles propres &#xe0; cette musique. Bref, cette ravissante succession de courtes pi&#xe8;ces caract&#xe9;ristiques nous invite &#xe0; un tr&#xe8;s agr&#xe9;able voyage en terre roumaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benjamin Britten (1913-1976) nous a laiss&#xe9; un h&#xe9;ritage musical plut&#xf4;t &#xab; conventionnel &#xbb;, &#xe0; l’&#xe9;cart de tout courant avant-gardiste, pr&#xe9;f&#xe9;rant rendre hommage aux musiques du Moyen &#xc2;ge et au &lt;em&gt;bel canto&lt;/em&gt;. Cr&#xe9;&#xe9;e en 1934, la &lt;em&gt;Simple Symphony Opus 4&lt;/em&gt; est une œuvre d’ambition et de dimensions modestes. &#xc9;crite en quatre mouvements pour un orchestre &#xe0; cordes, elle utilise des th&#xe8;mes emprunt&#xe9;s &#xe0; des œuvres de jeunesse du compositeur. Le &lt;em&gt;Frolicsome Finale&lt;/em&gt; (&#xab;&amp;nbsp;Finale espi&#xe8;gle&amp;nbsp;&#xbb;) avec ses allures haydniennes est particuli&#xe8;rement savoureux&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet attrayant programme nous offre une vision totalement nouvelle d’I Musici, que l’on associe trop souvent aux seules &lt;em&gt;Quatre Saisons&lt;/em&gt; de Vivaldi. L’interpr&#xe9;tation ne m&#xe9;rite que des &#xe9;loges. C’est mordant et souple &#xe0; la fois, l’allure est spontan&#xe9;e et rien ne vient jamais alt&#xe9;rer le grain des cordes. La finesse des d&#xe9;tails, la d&#xe9;contraction dans la respiration, la sobri&#xe9;t&#xe9; des attaques, tout est pos&#xe9;, mesur&#xe9;, et l’on ne s’ennuie jamais. Dans l’&lt;em&gt;Adagio&lt;/em&gt; de Barber, les I Musici donnent une dimension quasi-mystique au tube du compositeur am&#xe9;ricain. Dans les &lt;em&gt;Airs anciens et danses pour luth&lt;/em&gt; de Respighi, nos Italiens imposent une approche th&#xe9;&#xe2;trale sans &#xe9;dulcorant, donnant au texte une affable saveur. Les &lt;em&gt;Danses populaires roumaines&lt;/em&gt; de Bart&#xf3;k leur offrent l’occasion d’imposer leur science du timbre avec une bonhomie bien sympathique. On sera tout aussi enthousiaste avec la &lt;em&gt;Simple Symphony&lt;/em&gt; de Britten aux sonorit&#xe9;s charnues comme il se doit. Si l’on s’enivre ais&#xe9;ment de ce beau vinyle, on a, en revanche, bien du mal &#xe0; le quitter&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Philippe Demeure, journaliste&lt;br /&gt;pour Analog Collector&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note technique&amp;nbsp;: 8/10. Acoustique naturelle. Prise de son pr&#xe9;cise et &#xe9;quilibr&#xe9;e.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 03 Oct 2011 12:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>Abondance de biens ne nuit pas</title><dc:creator>remivimard</dc:creator><link>http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/09/22/22120218.html</link><category>Nouvelles parutions</category><comments>http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/09/22/22120218.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://remivimard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/22120218/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/09/22/22120218.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;L’&#xe9;t&#xe9; nous a apport&#xe9; son lot de nouveaut&#xe9;s et septembre n’est pas en reste. Je vous propose donc de faire un point sur la tr&#xe8;s riche actualit&#xe9; des sorties vinyles audiophiles de la rentr&#xe9;e.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;Chez l’&#xe9;diteur anglais&amp;nbsp;&lt;strong&gt;PURE PLEASURE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;Le fameux&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chet Baker &amp;amp; Strings.&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;Un coffret tr&#xe8;s&amp;nbsp;&lt;em&gt;hot&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de trois disques Vanguard&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chicago The Blues Today&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;Le beau&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Great Jazz Standards&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;du&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Gil Evans Orchestra,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;avec le trop m&#xe9;connu&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Johnny Coles&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&#xe0; la trompette.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/49/91/844325/68468768.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/49/91/844325/68468768_p.jpg&quot; alt=&quot;image001&quot; width=&quot;138&quot; height=&quot;136&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/13/04/844325/68468774.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/13/04/844325/68468774_p.jpg&quot; alt=&quot;image002&quot; width=&quot;138&quot; height=&quot;138&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/55/09/844325/68468781.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/55/09/844325/68468781_p.jpg&quot; alt=&quot;image003&quot; width=&quot;137&quot; height=&quot;137&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;Trois titres r&#xe9;cents apparaissent pour la premi&#xe8;re fois en vinyles :&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pointless Nostalgic&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;l’album qui r&#xe9;v&#xe9;la&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Jamie Cullum,&amp;nbsp;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;et&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Boy Next Door,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;o&#xf9; Stacey Kent reprend un th&#xe8;me cher &#xe0; tous les Fran&#xe7;ais amateurs de Charles Trenet ou de Fran&#xe7;ois Truffaut&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Que reste-t-il de nos amours ; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;enfin, le double album&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Folk Art,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;du quintette de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Joe Lovano,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;avec la nouvelle &#xe9;g&#xe9;rie de&amp;nbsp;la sc&#xe8;ne jazz : la contrebassiste&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Esperanza Spaulding.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/04/84/844325/68468798.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/04/84/844325/68468798_p.jpg&quot; alt=&quot;image004&quot; width=&quot;136&quot; height=&quot;134&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/63/21/844325/68468811.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/63/21/844325/68468811_p.jpg&quot; alt=&quot;image005&quot; width=&quot;132&quot; height=&quot;135&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/44/85/844325/68468820.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/44/85/844325/68468820_p.jpg&quot; alt=&quot;image006&quot; width=&quot;136&quot; height=&quot;134&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;Chez&amp;nbsp;&lt;strong&gt;SPEAKERS CORNER RECORDS&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/26/844325/68468859.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/26/844325/68468859_p.jpg&quot; alt=&quot;image007&quot; width=&quot;146&quot; height=&quot;146&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L’immense pianiste&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Sviatoslav Richter&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;est &#xe0; l’honneur. Apr&#xe8;s nous avoir restitu&#xe9; dans un son magnifique ses concertos de Liszt, l’&#xe9;diteur allemand nous donne &#xe0; red&#xe9;couvrir les&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;sonates pour violoncelle et piano de Beethoven&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, o&#xf9;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Richter&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;et son comparse&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Rostropovitch&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;forment un duo quasi in&#xe9;gal&#xe9; pour son &#xab; romantisme flamboyant&amp;nbsp;&#xbb;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/77/99/844325/68468869.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/77/99/844325/68468869_p.jpg&quot; alt=&quot;image008&quot; width=&quot;141&quot; height=&quot;141&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Mais la surprise vient, peut-&#xea;tre encore plus, du disque&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Chostakovitch. &lt;/strong&gt;En effet, tout le monde conna&#xee;t ses symphonies ou ses quatuors &#xe0; cordes, mais sa musique pour piano…&amp;nbsp;Je vous laisse le plaisir de lire le tr&#xe8;s bel article du journaliste&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Philippe Demeure&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;au sujet de ce disque pr&#xe9;cieux (au sens de&amp;nbsp;&lt;em&gt;rare&lt;/em&gt;), un peu plus bas sur la page de ce blog.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;Les fans du son si particulier de l’orgue Hammond B3, se jetteront sur ce&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bashin’&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;du sp&#xe9;cialiste de cet instrument&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Jimmy Smith.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;Quant aux amoureux de guitare, ils seront combl&#xe9;s par le disque (peu connu) de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Baden Powell&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;enregistr&#xe9; en Allemagne et par ce &lt;em&gt;Nothing But The Blues&lt;/em&gt; au titre &#xe9;vocateur de Monsieur &lt;strong&gt;Herb Ellis&lt;/strong&gt;, accompagn&#xe9; &#xe0; l’occasion par, excusez du peu, Stan Getz, Roy Eldridge et Ray Brown&lt;/span&gt;&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Vous qui &#xea;tes amateur de jazz vous connaissiez le th&#xe8;me&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dat Dere&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Bobby Timmons,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;mais saviez-vous&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;que les paroles &#xe9;taient d’&lt;strong&gt;Oscar Brown Jr&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;Alors, il ne vous reste plus qu’&#xe0; &#xe9;couter son album&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sin &amp;amp; Soul&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;paru sur le label Columbia…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/94/844325/68468886.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/94/844325/68468886_p.jpg&quot; alt=&quot;image009&quot; width=&quot;142&quot; height=&quot;142&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/15/19/844325/68468898.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/15/19/844325/68468898_p.jpg&quot; alt=&quot;image010&quot; width=&quot;134&quot; height=&quot;141&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/67/33/844325/68468905.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/67/33/844325/68468905_p.jpg&quot; alt=&quot;image011&quot; width=&quot;141&quot; height=&quot;141&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/19/71/844325/68468929.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/19/71/844325/68468929_p.jpg&quot; alt=&quot;image013&quot; width=&quot;138&quot; height=&quot;141&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;J’ai &#xe9;t&#xe9; bavard, mais la musique dont je vous parle ne l’est pas&amp;nbsp;!&amp;nbsp;Je reviendrai donc dans quelque temps sur la suite de la publication par le label anglais&amp;nbsp;&lt;strong&gt;TESTAMENT&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;du legs discographique du grand violoniste am&#xe9;ricain&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Michael Rabin.&amp;nbsp;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Je vous raconterai &#xe0; l’occasion mon&amp;nbsp;&lt;em&gt;coup de cœur&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(datant d’une bonne vingtaine d’ann&#xe9;e) pour cet artiste encore trop mal connu en France.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/05/844325/68468976.png&quot; alt=&quot;Capture d’&#xe9;cran 2011-09-22 &#xe0; 11&quot; width=&quot;618&quot; height=&quot;122&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;Chez &lt;strong&gt;ANALOGUE PRODUCTIONS&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;Pour finir, le label&amp;nbsp;c&#xe9;l&#xe8;bre pour ses hallucinantes r&#xe9;&#xe9;ditions BLUE NOTE en double 45t, associ&#xe9; &#xe0;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;QUALITY RECORD PRESSING&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;pour la fabrication, nous embarque dans une zone encore insoup&#xe7;onn&#xe9;e de perfection analogique. Car, en effet, jamais ces deux piliers de l’&lt;em&gt;audiophilie&lt;/em&gt;&amp;nbsp;n’ont mieux sonn&#xe9; qu’aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/01/15/844325/68469043_p.jpg&quot; alt=&quot;image019&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;Le c&#xe9;l&#xe9;brissime&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tea for the Tillerman&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Cat Stevens&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(en version 33tours 200g). L’ing&#xe9;nieur du son de l’&#xe9;poque,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;George Marino&lt;/strong&gt;, nous apprend que, la bande Master&amp;nbsp;&#xe9;tant en parfait &#xe9;tat de conservation, il a eu tr&#xe8;s peu de travail &#xe0; effectuer lors du&amp;nbsp;&lt;em&gt;remastering&lt;/em&gt;&amp;nbsp;analogique et que le produit fini gagne en richesse et naturel par rapport &#xe0; l’original (d&#xe9;j&#xe0; magnifique).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/95/844325/68469053_p.jpg&quot; alt=&quot;image020&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;L&apos;un des plus beaux albums de Blues acoustique qui soit, le&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Folk Singer&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Muddy Waters,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;sort en version double 45t, dans un son totalement &#xe9;bouriffant qui ferait passer les autres r&#xe9;&#xe9;ditions de ce hit pour du MP3&amp;nbsp;! Courez je vous dis…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;200&quot; height=&quot;200&quot; data=&quot;cid:image019.jpg@01CC7896.CAC70590&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;cid:image019.jpg@01CC7896.CAC70590&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&amp;nbsp;&lt;object width=&quot;200&quot; height=&quot;200&quot; data=&quot;cid:image020.jpg@01CC7896.CAC70590&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;cid:image020.jpg@01CC7896.CAC70590&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 22 Sep 2011 09:07:00 GMT</pubDate></item><item><title>Chronique de disque : Chostakovitch, chez Speakers Corner</title><dc:creator>remivimard</dc:creator><link>http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/09/08/21979293.html</link><category>Chroniques de disques</category><comments>http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/09/08/21979293.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://remivimard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21979293/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/09/08/21979293.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/94/34/844325/68065522.jpg&quot; alt=&quot;chostakovitch&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;250&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;Dmitri Chostakovitch (1906-1975) a longtemps fait l’objet de d&#xe9;bats contradictoires. Encens&#xe9; ou m&#xe9;pris&#xe9;, il a divis&#xe9; la critique. Trop formaliste, pas assez &#xab;&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;&#xbb; pour les uns, v&#xe9;ritable acte de foi personnel traduisant parfaitement l&apos;&#xe2;me russe pour les autres, sa musique a eu pendant des d&#xe9;cennies ses contempteurs et ses partisans. Aujourd’hui, ces d&#xe9;bats paraissent bien st&#xe9;riles et Chostakovitch s’est impos&#xe9; au fil des ans comme un compositeur majeur du XXe si&#xe8;cle. &lt;strong&gt;Revenons sur la carri&#xe8;re de ce musicien hors norme &#xe0; l’occasion de la r&#xe9;&#xe9;dition en vinyle, par l’&#xe9;diteur allemand Speakers Corner, des six &lt;em&gt;Pr&#xe9;ludes et Fugues&lt;/em&gt; de l’opus 87 enregistr&#xe9;s en&amp;nbsp;1963 par Sviatoslav Richter pour le label Philips.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#xe9; dans une famille russe cultiv&#xe9;e, Chostakovitch se forme tr&#xe8;s jeune &#xe0; la musique, au conservatoire de Petrograd, o&#xf9; il suit les cours de Nikolaiev pour le piano et de Steinberg pour la composition. Enfant pr&#xe9;coce, il commence &#xe0; &#xe9;crire de la musique d&#xe8;s l’&#xe2;ge de dix ans, ce qui &#xe9;merveille son entourage. Dans les ann&#xe9;es 1920, on le consid&#xe8;re comme un compositeur d’avant-garde, tant dans ses propres œuvres que dans celles qu’il joue ou fait conna&#xee;tre &#xe0; ses contemporains. Cr&#xe9;&#xe9;e en 1926, sa &lt;em&gt;Premi&#xe8;re symphonie &lt;/em&gt;lui vaut une renomm&#xe9;e internationale. Les c&#xe9;l&#xe8;bres chefs d’orchestre Bruno Walter ou Leopold Stokowski n’h&#xe9;siteront pas du reste &#xe0; la donner en concert respectivement &#xe0; Berlin et Philadelphia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le ton acide et moderne de ses premi&#xe8;res œuvres symphoniques et lyriques d’envergure d&#xe9;pla&#xee;t fortement &#xe0; Staline, ce qui vaut &#xe0; Chostakovitch un s&#xe9;v&#xe8;re rappel &#xe0; l’ordre dans la Pravda en 1936 pour l’&#xab;&amp;nbsp;immoralit&#xe9;&amp;nbsp;&#xbb; de sa musique.&amp;nbsp;Il perd d&#xe8;s lors son enthousiasme, nombre de ses illusions et se voit contraint de transiger d&#xe9;sormais avec le r&#xe9;gime, ce qui lui sera longtemps reproch&#xe9;. Il est vrai que le poste de premier secr&#xe9;taire de l’Union des compositeurs sovi&#xe9;tiques qu’il occupera &#xe0; partir de 1960 – apr&#xe8;s avoir consacr&#xe9; les ann&#xe9;es pr&#xe9;c&#xe9;dentes surtout &#xe0; la composition – fera de lui l’un des artistes les plus d&#xe9;vou&#xe9;s &#xe0; la cause sovi&#xe9;tique, sans compter les nombreux prix qu’il aura re&#xe7;u dans son pays&amp;nbsp;: &#xab;&amp;nbsp;Artiste du peuple de l’URSS&amp;nbsp;&#xbb; en 1954, &#xab;&amp;nbsp;Prix L&#xe9;nine&amp;nbsp;&#xbb; en 1958... Ses m&#xe9;moires posthumes, publi&#xe9;es &#xe0; l’Ouest, d&#xe9;voileront toutefois le terrible drame des contraintes id&#xe9;ologiques qu’il aura d&#xfb; endurer pour tenir une position &#xe9;quilibr&#xe9;e entre les œuvres nationalistes de circonstance et les exigences de sa propre et riche inspiration musicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son style a beaucoup &#xe9;volu&#xe9;&amp;nbsp;: de ses premi&#xe8;res pages exp&#xe9;rimentales marqu&#xe9;es par le contact avec la musique occidentale – Bartok, Berg, Schoenberg notamment – comme les op&#xe9;ras &lt;em&gt;Le Nez&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Lady Macbeth du district de Mtsenk&lt;/em&gt; aux ultimes symphonies et quatuors &#xe0; cordes tout aussi sombres et d&#xe9;chir&#xe9;s que port&#xe9;s par une belle noblesse et un humanisme g&#xe9;n&#xe9;reux, il y a un grand pas, des retournements, des remises en cause, des interrogations propres &#xe0; tout artiste de talent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son œuvre comprend cent quarante-sept num&#xe9;ros d&apos;opus avec principalement des symphonies, des quatuors &#xe0; cordes, des concertos, des m&#xe9;lodies, trois op&#xe9;ras, trois ballets, de nombreuses musiques de chambre, de sc&#xe8;nes et de films.&amp;nbsp;Compar&#xe9;e aux symphonies et aux quatuors &#xe0; cordes, analys&#xe9;s et comment&#xe9;s &#xe0; de multiples reprises, souvent enregistr&#xe9;s et donn&#xe9;s r&#xe9;guli&#xe8;rement en concert dans le monde entier, l’œuvre pour piano de Chostakovitch est aujourd’hui n&#xe9;glig&#xe9;e et encore tr&#xe8;s m&#xe9;connue du public occidental, peut-&#xea;tre parce qu’elle occupe une place modeste dans son corpus musical. Notre compositeur est pourtant un excellent pianiste et auteur de pi&#xe8;ces d’envergure pour cet instrument. Chostakovitch se produit d’ailleurs souvent tant dans le grand r&#xe9;pertoire que dans ses œuvres personnelles. Il obtient m&#xea;me un dipl&#xf4;me d’honneur au premier Concours Chopin &#xe0; Varsovie en 1927. On lui doit, entre autres, deux sonates – l’&lt;em&gt;Opus 12&lt;/em&gt; de 1926 et l’&lt;em&gt;Opus 61&lt;/em&gt; de 1943 - dans lesquelles il d&#xe9;veloppe, en particulier dans la premi&#xe8;re, d’&#xe9;tonnantes recherches futuristes et constructivistes qui n’ont rien &#xe0; envier &#xe0; la musique la plus avant-gardiste de leur temps, des danses, de brefs &lt;em&gt;Aphorismes &lt;/em&gt;empreints de modernit&#xe9;, un &lt;em&gt;Cahier d’enfant&lt;/em&gt;, un &lt;em&gt;Concertino&lt;/em&gt; pour deux pianos et surtout un cycle de &lt;em&gt;Vingt-quatre Pr&#xe9;ludes&lt;/em&gt;, &#xe9;crit en 1933, un &#xe9;quivalent moderne aux &lt;em&gt;Pr&#xe9;ludes&lt;/em&gt; de Chopin, suivi, pr&#xe8;s de vingt ans plus tard, par les &lt;em&gt;Vingt-quatre Pr&#xe9;ludes et Fugues&lt;/em&gt; de l’&lt;em&gt;Opus 87&lt;/em&gt; compos&#xe9;s en hommage &#xe0; Bach.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est apr&#xe8;s avoir assist&#xe9; aux concerts du Bicentenaire de la naissance de Bach, en 1950 &#xe0; Leipzig, que Chostakovitch entreprend d’&#xe9;crire ce cycle de &lt;em&gt;Pr&#xe9;ludes et Fugues&lt;/em&gt;. Il m&#xe8;ne ce projet &#xe0; bien en moins de quatre mois&amp;nbsp;! Il y d&#xe9;passe souvent la pure abstraction musicale, ch&#xe8;re au Cantor de Leipzig, au profit d’une musique tr&#xe8;s sensuelle, d’un hommage po&#xe9;tique au &lt;em&gt;Clavier bien temp&#xe9;r&#xe9;&lt;/em&gt; dont il s’inspire. Tout coule ici naturellement et prom&#xe8;ne l’auditeur &#xe0; travers une large palette de sentiments. Le cycle complet est cr&#xe9;&#xe9; en d&#xe9;cembre 1951, &#xe0; Leningrad, par la pianiste russe Tatiana Nikolaeva qui le jouera toute sa vie. Pour Alexander Melnikov, qui a grav&#xe9; pour Harmonia Mundi, en 2009, une int&#xe9;grale remarqu&#xe9;e, l’&lt;em&gt;Opus&lt;/em&gt; &lt;em&gt;87&lt;/em&gt; &#xab;&amp;nbsp;exprime la voix d’un homme tourment&#xe9;, qui trouve encore et encore, encore et toujours la force d’affronter la vie telle qu’elle est, dans toute sa diversit&#xe9;, sa laideur et parfois sa beaut&#xe9;&amp;nbsp;&#xbb;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ami de Prokofiev et Rostropovitch, virtuose accompli, sensible, intelligent, &#xe9;ternel ambassadeur de la musique russe dont il raffolait, Sviatoslav Richter fait partie des rares pianistes de l&#xe9;gende qui ont abord&#xe9; ce cycle – seuls les &lt;em&gt;Pr&#xe9;ludes et Fugues&lt;/em&gt; n&#xb0;s 4, 12, 14, 15, 17 et 23 ont &#xe9;t&#xe9; ici retenus – et d&#xe9;fi&#xe9; sur son propre terrain Tatiana Nikolaeva, son interpr&#xe8;te attitr&#xe9;e. Il a toujours jug&#xe9; primordial de &#xab;&amp;nbsp;retrouver intacte, le cœur, la v&#xe9;rit&#xe9; nue de l’auteur qui cr&#xe9;a [l’]œuvre&amp;nbsp;&#xbb;. Pendant pr&#xe8;s de quarante-cinq minutes, on baigne dans un r&#xea;ve qui ne cesse jamais de nous &#xe9;merveiller. Avec son jeu tour &#xe0; tour vif-argent et d&#xe9;licat, sa ligne rac&#xe9;e et claire, Richter nous offre une v&#xe9;ritable le&#xe7;on de tenue, une le&#xe7;on de justesse, une le&#xe7;on de sinc&#xe9;rit&#xe9;. D’humanit&#xe9; et d’engagement aussi. L’architecture musicale est toujours fort bien dessin&#xe9;e. Un superbe moment de gr&#xe2;ce pianistique&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Philippe Demeure,&lt;/strong&gt; journaliste&lt;br /&gt;pour &lt;em&gt;Analog Collector&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note technique&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; 8/10. Bonne d&#xe9;finition et transparence. Le piano est enregistr&#xe9; &#xe0; une distance id&#xe9;ale ce qui lui donne un tr&#xe8;s agr&#xe9;able volume sonore.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 08 Sep 2011 11:45:00 GMT</pubDate></item><item><title>Grand nettoyage de printemps !</title><dc:creator>remivimard</dc:creator><link>http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/05/30/21264742.html</link><category>Nouveaut&#xe9;s mat&#xe9;riel</category><comments>http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/05/30/21264742.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://remivimard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21264742/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://remivimard.canalblog.com/archives/2011/05/30/21264742.html</guid><description>&lt;p&gt;Nous l&apos;attendions, vous l’attendiez depuis longtemps… j&apos;ai bien s&#xfb;r nomm&#xe9; la &lt;strong&gt;machine &#xe0; nettoyer les vinyles &lt;/strong&gt;Audio Desk Vinyl Cleaner.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/04/39/844325/65166704.jpg&quot; alt=&quot;machine-nettoyer&quot; width=&quot;316&quot; height=&quot;411&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;R&#xe9;volutionnaire !&lt;br /&gt;Cette ing&#xe9;nieuse machine haut de gamme nettoie les disques en profondeur &#xe0; l&apos;aide d&apos;ultrasons. Fini les frottements et l’usure d’une brosse, sans parler des aspirations agressives et bruyantes…&lt;br /&gt;Le disque passe dans un bain d’ultrasons, m&#xe9;lange d’eau distill&#xe9;e et d’agent nettoyant doux. Il est ensuite s&#xe9;ch&#xe9; lentement et d&#xe9;licatement sans se charger en &#xe9;lectricit&#xe9; statique.&lt;br /&gt;Six minutes plus tard, le disque ressort comme neuf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’op&#xe9;ration est enti&#xe8;rement automatique, les deux faces sont nettoy&#xe9;es simultan&#xe9;ment, la plus petite particule de salet&#xe9; incrust&#xe9;e dans la profondeur du sillon sera &#xe9;limin&#xe9;e gr&#xe2;ce aux ultrasons. Cette forme innovante de nettoyage, qui fait appel aux proc&#xe9;d&#xe9;s utilis&#xe9;s dans l’univers m&#xe9;dical, est non seulement plus performante quant au recul du bruit de fond et &#xe0; l’&#xe9;limination des bruits parasites (&#xe9;lectricit&#xe9; statique, humidit&#xe9;, encrassement d&#xfb; &#xe0; un mauvais nettoyage…), mais elle est &#xe9;galement plus respectueuse de vos pr&#xe9;cieuses &#xab; galettes &#xbb;. La surface du vinyle n’est plus bross&#xe9;e puis aspir&#xe9;e comme dans les autres proc&#xe9;d&#xe9;s de nettoyage traditionnel, ici tout se fait dans la douceur…&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Prix de la version standard : 2 200 €.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Si une d&#xe9;monstration vous tente, n’h&#xe9;sitez pas &#xe0; nous rendre visite, le premier nettoyage vous sera offert.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 30 May 2011 14:17:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>
